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Tract

juin 2008

COMMUNIQUÉ DU COMITÉ CENTRAL DE L'ARS-COMBAT
A propos de la scission

Le premier mai 2008, l'ARS-COMBAT a tenu son deuxième Congrès.

Notre délégué en zone Sud a refusé de participer à ce deuxième Congrès et à appelé les militants de l'ARS-COMBAT à boycotter ce Congrès.

Deux militants de notre organisation ont ainsi répondu positivement à l'appel de notre ancien camarade Elias.

Elias assume la responsabilité de la scission. Il a refusé de mener la bataille politique dans le cadre de notre démocratie militante et a constitué un groupe indépendant; l'ARM (Arme Révolutionnaire Marxiste) qui fait paraître un journal qui répond également au nom de COMBAT.

L'ARS et l'ARM sont à ce jour deux organisations indépendantes qui s'expriment par deux organes distincts.

Elias veut justifier la rupture par des motifs d'ordre personnels.

Mais nos anciens camarades font eux-mêmes part de divergences politiques dans leur texte de rupture adressé à tous les militants du parti.

Nous disons effectivement que les causes de la rupture sont politiques.

Sur quels points politiques nos anciens camarades justifient ils leur rupture ?

Nos anciens camarades ont fait clairement état de deux divergences politiques.

1/ Ils se sont opposé à la revendication de l'héritage de la lutte de Trotsky, de l'opposition de gauche à la quatrième internationale.

2/ Ils ont exprimé leur désaccord sur la question féminine. Notre point de vue traité dans l'article "le socialisme est l'avenir de la femme" (paru au numéros 43 de COMBAT) est taxé de "révisionniste opportuniste" ou encore de "concession à l'opportunisme".

Maintenant, les positions de l'ARM restent dans l'ensemble encore bien mal déterminées.

Mais à la lecture du premier numéro de leur journal, le groupe semble vouloir rompre avec le point de vu léniniste sur la question nationale. Ainsi, l'ARM affirme : "nous soutenons la politique chinoise au Tibet". Les anciens camarades révisent le principe du droit d'autodétermination des peuple.

Si l'ARM ne s'engage pas au plus vite dans la construction d'une organisation centralisée démocratiquement, l'ARM se renforcera comme organisation qui balance entre l'opportunisme et le gauchisme sur les questions de principes et de programme, sur les questions de méthodes d'organisation et d'intervention.

Et l'état embryonnaire où nous en sommes de notre construction ne justifie en rien bien au contraire, notre refus de traduire, en pratique, les conceptions bolchéviques de l'organisation qui sont les notres.

À l'heure où l'ARS-COMBAT s'apprêtait à franchir une précieuse étape dans son développement, du groupe parisien à l'organisation nationale, des camarades ont fait marche arrière, préférant la fraternité de copinage à la fraternité militante et professionnelle.

A une époque où le mouvement politique de la classe ouvrière se déporte à droite, l'ARS-COMBAT fait figure de point de ralliement à tous ceux qui pensent avec raison qu'une organisation communiste ne peut avancer masquée, rabaissant tout le programme du parti aux revendications du mouvement syndical actuel.

L'ARS-COMBAT ne se construit pas comme organisation contestataire de l'extrême-gauche contestataire du capitalisme. L'ARS-COMBAT se construit comme dépassement communiste et prolétarien de l'extrême-gauche opportuniste.

L'ARS-COMBAT fait le travail pour gagner le public travailleur aux idées communistes, pour développer les luttes, pour lier l'organisation révolutionnaire et l'activité de ses militants à la classe salariée et aux préoccupations populaires.

Beaucoup de contradictions à l'intérieure de l'organisation sont acceptables tant que les minorités politiques au sein du parti acceptent la discipline militante du parti.

Quand une minorité refuse de se plier aux décisions de la majorité du parti, les conditions ne sont plus réunies pour garantir l'unité du parti.

Nous aurons à redoubler d'efforts pour raffermir l'unité politique dans nos rangs, armer les militants contre les dangers gauchistes et droitiers. Le parti révolutionnaire se construit par le haut et doit être fondé sur des bases solides. Et pour que la ligne de l'ARS-COMBAT reste celle de la juste ligne d'intervention communiste et révolutionnaire, nous sommes plus aptes, nous sommes mieux armés.

Ce qui ne tue pas rend plus fort !

Nous opposerons les conceptions du marxisme militant, de Lénine et de Trotsky aux positions imparfaites de nos anciens camarades.

Nous devons rappeler aussi notre devoir nécessaire d'opposer un front solidaire aux ennemis communs.

À Paris, le 16 juin 2008

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Combat 59 : Pour une révolution des travailleurs !Maintien de l’activité métallurgique ! Maintien des 3000 emplois !Embauche des chômeurs ! Répartition et baisse du temps de travail !
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