Pour résoudre la crise de surproduction : la planification de l’économie
La crise trouve son origine dans la logique interne au mode de développement capitaliste. Elle prend sa source dans la contradiction permanente entre le développement des forces productives et les rapports de production d'une part, puis dans la volonté des capitalistes de retarder au maximum, par le crédit, cette contradiction, d'autre part.
Dans les sociétés préindustrielles, les famines décimaient les populations en raison du sous-développement des forces productives, de la faible productivité du travail, des aléas climatiques. Dans nos sociétés modernes, industriellement développées, les populations vivent dans la misère, l'insécurité du salaire versé, parfois le dénuement, parfois le froid, parfois la faim, parce que l'on produit trop !
La crise est avant tout une crise de surproduction. La raison est mathématique : pour augmenter leurs taux de profit, les capitalistes doivent accroître la part du capital constant : machinerie, bâtiments dans le but de développer la productivité du travail. Et la part du capital variable -les salaires directs et socialisés- est diminuée. Ce fonctionnement met en lumière une des contradictions fondamentales du capitalisme : le développement sans précédent des forces productives et l'incapacité croissante des populations à satisfaire leurs besoins sociaux. D'où l'irrationalité du capitalisme.
Ceci étant, il n'en découle pas pour autant qu'il suffirait d'augmenter la part du capital variable, en d'autres termes de modifier la composition organique du capital au profit des salaires pour que la situation s'améliore. En effet, en augmentant la part du capital variable et en diminuant la part du capital constant, on fait chuter le taux de profit. Dans une société où l’orientation des investissements est dirigée par la classe capitaliste en fonction des critères de rentabilité financière, le Capital prend la poudre d'escampette. C’est par ce moyen que la bourgeoisie punit la politique de redistribution au bénéfice des salariés. Les conséquences inévitables se traduisent par une perte de la compétitivité des travailleurs et des marchandises produites sur le marché mondial ainsi que d’une baisse de la croissance économique.
Les réformistes, les partis dits de “la gauche de la gauche”, se trompent en liant la crise à la baisse du partage de la valeur ajoutée entre salaire et capital ou encore aux dividendes exponentiels versés aux actionnaires. Si tel était le cas, il suffirait alors d'augmenter les salaires et de diminuer les dividendes versés aux actionnaires pour que le tour soit joué. Mais la crise n’est pas une crise momentanée de sous consommation qui trouverait sa solution par l'augmentation des salaires.
Aucune amélioration substantielle n’est possible sans transformer les rapports de production actuels. Les crises du capitalisme sont le produit de l’incapacité des groupes capitalistes concurrents à régler leur production en fonction des besoins de la société, l’incapacité de la société bourgeoise à mobiliser l’ensemble des facteurs de production selon des objectifs déterminés à l’avance, l’incapacité des groupes et nations capitalistes concurrentes à s’émanciper de la logique d’accumulation du capital au nom desquels la vie des travailleurs est gâchée et notre environnement saccagé.
Il n'y a pas d'autres voies que le socialisme, le communisme, la planification de la production sur la base d’une gestion commune. Notre objectif : la socialisation des coûts de satisfaction des besoins de la population dans toutes ses dimensions, la substitution au règne de la misère, de la pénurie d’emplois, de la sous-utilisation des outils industriels le règne du “à chacun selon ses capacités et à chacun selon ses besoins”. Face à la crise capitaliste, nous ne connaissons qu’une réponse ; la planification socialiste. Le reste n'est que boniments et fausses illusions.
Pablo
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