L’ÉTAU SE RESSERRE ET C’EST TOI, TRAVAILLEUR QUI A LA TÊTE DANS L’ÉTAU. Les ministres du gouvernement Fillon et le Président Sarkozy qui dirige notre République du fric et de la corruption serrent la vis au peuple, au nom de la réduction des déficits. La bourgeoisie applaudit. Sur l’autel des marchés, le patronat et les amis de la haute administration chargent leurs acteurs de la vie politique à aller plus loin, plus vite.
OPPOSONS-NOUS AU PLAN DU POUVOIR...
Avec le nouveau plan de novembre, le gouvernement Fillon fait des “économies”. Un total de 7 milliards d’euros pour 2012 qui viennent s’ajouter aux 11 autres milliards du plan d’août. Ce dernier plan de rigueur n’est rien d’autre qu’un nouveau plan de casse social. C’est 7 milliards d’euros supplémentaires qui seront extorqués aux contribuables salariés. C’est l’aggravation de notre exploitation qu’on veut nous imposer.
Pour l’année 2012, la baisse de 700 millions d’euros des dépenses d’assurance maladie, celle de 500 millions sur les allocations familiales et les aides au logement, les 100 millions d’euros qui sont récupérés en avançant à un an l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, le passage du taux de la TVA de 5,5 à 7% dans la restauration et sur les travaux de rénovation, l’augmentation de l’impôt sur le revenu par le gel des barèmes de l’impôt, toutes ces mesures participent une nouvelle fois à l’aggravation de nos conditions de vie et de travail.
Mais dans les milieux d’affaires, on juge encore trop peu audacieux ce plan de rigueur. Pour les 6 prochains mois, les gestionnaires les plus responsables des affaires du Capital entendent dicter un plan de 100 milliards de coupes budgétaires et d’augmentation des recettes ! L’opinion des patrons de banques et des assurances s’inquiètent peu du calendrier électoral au contraire des Sarkozy et de sa bande de l’UMP. C’est donc passé les élections législatives et présidentielles de 2012, que nous allons devoir nous confronter aux mesures les plus radicales. Le premier plan a appelé un deuxième plan qui en appellera un troisième !
...ET À SES CONSÉQUENCES CATASTROPHIQUES
Le montant cumulé de la dette de la France à la fin du premier semestre 2011 a atteint 1 692,2 milliards d’euros, soit 86,2% du PIB. Les taux d’intérêt auxquels les acteurs financiers prêtent aux États s’élèvent. Les intérêts de la dette qui atteignent déjà 50 milliards d’euros par an menacent d’exploser.
Pour empêcher la catastrophe financière, le gouvernement français comme ceux de toute l’Europe cherchent à imposer une régression sociale sans précédent depuis les décennies d’après-guerre.
Si ces plans de rigueur permettaient de relancer bientôt l’activité économique, d’engager la zone euro dans un nouveau cycle de croissance, de prospérité et de plein emploi, pourrions-nous nous résoudre à ces sacrifices ?
Mais les conséquences de ces plans de rigueur qui s’ajoutent à des dizaines de milliers d’emplois supprimés dans la fonction publique, à des plans de licenciements en cascade dans les secteurs privés, au blocage des salaires partout, auront pour seules conséquences le renforcement des chances de récessions économiques. Si le pouvoir d’achat des particuliers baisse, ce sont les perspectives de croissance de la demande solvable qui sont repoussées. Les entreprises peuvent alors réduire d’autant l’importance de leurs investissements et les banques leurs crédits, surtout si ces dernières ne disposent même plus des fonds propres nécessaires. Et si le chômage continue sa progression, ce sont les caisses chômage, retraite et maladie qui se vident et les gouvernements de droite ou de gauche qui peuvent se trouver à nouveau dans l’obligation d’engager les nouveaux plans de rigueur qui s’imposent. Le serpent se mord la queue.
Le survie du mode de production capitaliste avec son organisation économique anarchique impose des politiques catastrophiques. Ces plans de rigueur mènent droit au mur.
POUR UN PLAN DE RÉORGANISATION SOCIALISTE
Pour réduire la dette de l’État, c’est simple. Il ne faut plus continuer à payer 50 milliards d’euros en seuls intérêts de la dette chaque année. Il faut centraliser le crédit en une seule banque d’État. Il faut abolir la dette. Il faut stopper les subventions aux groupes français qui servent à doper artificiellement leur rentabilité financière et à engraisser leurs actionnaires.
Afin d’éponger les déficits publics, il ne faut pas licencier plus et abaisser les salaires des travailleurs au nom de la compétitivité sur le marché national ! Pour combler les déficits des caisses retraite, maladie, chômage, il faut embaucher plus, améliorer les conditions de travail, exproprier les actionnaires des trusts pharmaceutiques !
Pour embaucher plus, il ne faut pas fermer les entreprises ! Il faut maintenir les sites de production en activité ! Il ne faut pas délocaliser les usines qui peuvent travailler pour le marché national ! Il faut un plan de développement des secteurs qui ont été sabordés par les gouvernements précédents à la suite des accords occultes entre nos patrons des multinationales françaises et les autres puissances.
Si nous avons besoin d’investir pour demain, alors, nous ne devons pas endetter la nation à des taux usuraires et imposer des salaires de misère aux travailleurs, mais nous devons produire plus en améliorant la productivité du travail pour dégager les surplus nécessaires.
Pour remettre de l’ordre dans notre économie, il faut cesser de faire confiance aux gouvernements des capitalistes. Ils ne peuvent plus rien de bon !
Le peuple travailleur doit imposer, en France et dans toute l’Europe, son plan de réorganisation socialiste de l’économie, par la socialisation du secteur bancaire et celui de l’ensemble des secteurs clés de l’industrie et des services. Il doit substituer au principe du grand n’importe quoi en économie et de l’enrichissement de quelques maffias par l’appauvrissement de la majorité, le principe de la mobilisation des facteurs de production selon des objectifs déterminés à l’avance, démocratiquement par les travailleurs et consommateurs ! À la politique de chômage, de gâchis et de destruction “créatrice”, le pouvoir travailleur doit assurer l’échelle mobile des heures de travail et l’optimisation dans l’utilisation de toutes les ressources de la nature.
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