Le mardi 7 février, les salariés de l'hôpital psychiatrique Guillaume Régnier à Rennes qui compte 2 400 travailleurs, se mettent en grève. Pour leur paye, leurs congés, leur RTT qu'ils ne parviennent pas à récupérer ?
Pas le moins du monde ! Ils décident d'engager la grève pour les conditions d'accueil des patients ! C'est pour décider des moyens et de l'organisation du travail qu'ils se mobilisent. La situation est déplorable, le nombre de lits et de personnels sont très insuffisants. C'est lorsque les salariés sont contraints d'apposer des matelas à même le sol et d'y faire coucher les patients que la poudre prend feu !
Malgré le froid, la grève est très suivi. Le piquet qui bloque l'accès aux urgences est tenu. Les salariés revendiquent l'ouverture de 60 lits avec les embauches correspondantes pour faire face à l'afflux de patients.
Après 4 jours de grève, l'Agence Régionale de Santé est contrainte de négocier. Les négociations se déroulent au siège de l'ARS devant lequel sont rassemblés 150 salariés et patients venus manifester leur colère. L'ARS cède devant la détermination des salariés.
C'est 47 lits qui seront prochainement ouverts, et 20 emplois, équivalent temps plein, pour les gérer ! Si il reste des points à éclaircir concernant le financement de ces mesures, c'est une première victoire sur laquelle les salariés pourrons s'appuyer !
La mobilisation des salariés de l'hôpital Régnier doit faire exemple. La démonstration est faite que les travailleurs organisés peuvent imposer à l'employeur leur organisation du travail, crise ou pas ! Partout les travailleurs doivent suivre l'exemple et imposer les conditions qui rendent le travail digne, imposer l'embauche de chômeurs sans perte de salaire, constituer dans l'entreprise le contre-pouvoir salarié et s'emparer du pouvoir de décision !
À l'issue du conflit, des patients ont pu manifester leur reconnaissance pour la lutte des travailleurs de l'hôpital.
Devant le siège de l'Agence Régionale de Santé, c'est l'Internationale qui a résonnée !