Le haut-fourneau, le P3 a déjà été arrêté le 6 juin dernier. Mais suite à la réunion du CCE d'Arcelor jeudi 8 septembre, la direction entend faire stopper le second haut-fourneau de la vallée de la Fensch, le P6, d'ici le 1er octobre ainsi que la totalité du train chaud.
Sur le site, 400 intérimaires sont renvoyés et 600 ouvriers seraient mis en chômage partiel. Aucune date n'a été annoncée pour la reprise de l'activité. En direction des luxembourgeois, où 500 salariés des sites de Rodange et Schifflange sont visés, le patron du groupe Lakshmi Mittal ne cachait rien de sa stratégie : "Nous n'envisageons pas que certaines usines se remettent en marche à court terme" !
Lakshmi Mittal a décidé d'abandonner la production d'acier dans la région pour recentrer l'activité de production à Fos sur Mer, Dunkerque et ailleurs dans le monde. En Lorraine, au Luxembourg ou en Allemagne, pouvons-nous accepter le plan de casse industriel du milliardaire indien Mittal ?
Répondons ! Avons-nous encore besoin de fondre de l'acier ? Si oui, alors nous devons pouvoir continuer à fondre de l'acier dans le pays ! Avons-nous un personnel qualifié dans le métier en Lorraine ? Si oui, alors nos camarades doivent pouvoir continuer à exercer leur métier !
La direction veut "maximiser " la production sur les usines " plus bas coûts" ? Mais qu'est ce qu'une usine bas coût ? Une usine où les ouvriers sont moins payés, où les règles de sécurité ne sont pas respectées, où les réglementations environnementales sont ignorées ? Ou bien une usine ou des investissements ont été réalisés qui augmentent la productivité du travail, des investissements que justement le groupe interdit en Lorraine..
Ce n'est pas parce que Arcelor-Mittal a encaissé 1,8 milliards d'euros de bénéfices au premier semestre de cette année qu'il a de meilleures raisons pour maintenir l'activité de l'ensemble de ses sites . Car la demande d'acier sur le marché mondial reste stable et l'industrie mondiale du secteur est en surcapacité de production. La direction Mittal anticipe le ralentissement de la croissance mondiale.
Mais les travailleurs de l'acier et de la région n'ont pas subir les aléas du marché. L'emploi sur les sites de production doit être maintenu ! Les intérimaires renvoyés doivent être réintégrés ! La charge de travail doit être partagé, le temps de travail réduit avec maintien des salaires !
À Fos sur Mer et à Dunkerque, il faut refuser les heures supplémentaires ! Au niveau national et européen, il faut s'organiser pour imposer l'échelle mobile des heures de travail sur l'ensemble des sites du groupe ! Solidaire, par l'organisation efficace et par la grève, les travailleurs et leurs syndicats nettoyés de leurs éléments déloyaux et moisis peuvent imposer leur propre plan d'investissement et de production qui prépare la socialisation du secteur et l'expropriation des Mittal !