Liens

Actualités

Communiqué du 09 octobre 2011

Mardi 11 octobre, mobilisation nationale !

La croissance mondiale est ralentie. Les plans de relance de nos gouvernements à coups de centaines de milliards d'euros pour soutenir leurs groupes capitalistes industriels et bancaires n'ont qu'un seul effet : endetter la nation comme celles de toute l'Europe, soumettre le pays aux diktats des marchés financiers et de leurs prêteurs multimilliardaires.

Il faudrait maintenant rembourser les prêts que les États ont contractés aux banques et à leurs actionnaires, à des taux qui s'élèvent au fur et à mesure que les perspectives de la reprise économique s'assombrissent.

Il faudrait que les travailleurs se serrent encore plus la ceinture. Il faudrait que les travailleurs travaillent plus, paient plus en gagnant moins pour accroître leur compétitivité, rester rentable, assurer les profits scandaleux des propriétaires des capitaux dans un contexte où la demande solvable des ménages s'essouffle, les marchés se contractent, la concurrence entre entreprises capitalistes se tend.

Les gouvernements de la bourgeoisie n'ont aucune réponse viable à la crise de l'économie capitaliste si ce n'est accroître l'exploitation des travailleurs de façon directe et indirecte. Et toutes les réponses qui visent à réduire le pouvoir d'achat des couches populaires auront pour seul nouvel effet d'approfondir encore un peu plus la contradiction entre des capacités de production ultra développées et une classe salariée surexploitée qui ne peut plus représenter un débouché aux productions industrielles de biens et services.

Aujourd'hui, le problème n'est pas que nous vivons au dessus de nos moyens, le problème, c'est que la société bourgeoise est incapable d'optimiser les ressources disponibles en travail et en intelligence pour orienter la production en fonction des besoins utiles de la population.

Le problème, c'est que la société d'inégalité sociale dans laquelle une minorité se gave du travail de la majorité en ne lui concédant que des miettes est une société de gâchis généralisé.

Le gâchis, c'est les 5 millions de chômeurs qui ne trouvent pas de place utile dans la production, le gâchis c'est les yachts, les jets privés et les galas de rentiers alors que de plus en plus de chômeurs, retraités, ouvriers et employés ne savent plus comment se nourrir à la fin du mois sans contracter de ruineux crédits à la consommation, le gâchis, c'est quand 10% d'une population se gave tandis qu'en bas, on fait les poubelles et on se loge dans des tentes ou dans des squats insalubres.

Le gâchis, c'est quand les entreprises produisent pour vendre et non plus pour satisfaire un besoin, quand les valeurs d'échange ont pris le dessus sur les valeurs d'usage, quand les "SERVIER" produisent des médicaments qui empoisonnent, quand "Coca-cola" et compagnie produisent des boissons "light" à l'aspartame qui rendent obèses, quand la RATP fait bouffer de l'amiante à ses usagers, ses agents et à ses sous-traitants, quand les armateurs font dégazer leurs navires en pleine mer.

Le 11 octobre, nous manifestons et faisons grève pour exprimer le refus de ce système absurde, le refus de donner notre vie à une petite classe parasitaire et profiteuse d'actionnaires et de rentiers, le refus d'accroître la misère humaine en produisant de l'inutile et du toxique sous direction patronale, le refus de nous soumettre aux recommandations des institutions financières qui marchent pour leurs clients, aux plans de rigueur des politiciens qui marchent pour les maffias bourgeoises qui les corrompent.

Pour sortir de la crise capitaliste, pour notre bien-être, pour orienter la production vers la satisfaction des besoins utiles de la population, les mesures à prendre sont socialistes :

-centralisation de l'ensemble de l'épargne, fusion de l'ensemble des banques privées en une seule banque publique

-socialisation des secteurs clés de l'économie et mise sous contrôle salarié de l'ensemble des entreprises

-expropriation des grandes fortunes et actionnaires et gestion de la production et du commerce par la voie d'une démocratie des travailleurs et des consommateurs associés

-monopole d'État sur le commerce extérieur pour un contrôle démocratique des exportations et des importations

Ces transformations de structure donnent enfin pouvoir à la collectivité pour assurer sur l'ensemble du territoire

-l'embauche des chômeurs -la réduction des écarts de salaires et de revenu de 1 à 4

-l'augmentation des salaires de la majorité et l'échelle mobile des salaires

-la réduction du temps de travail à 25 heures hebdomadaires

-la construction et la rénovation du nombre de logements nécessaires pour couvrir l'ensemble des besoins

-la fixation des prix des loyers, de l'eau, de l'énergie -les mesures nécessaires pour assurer des services et produits efficaces et de qualité en tout domaine

-la prise en charge par la collectivité des coûts de la santé, des assurances, de l'éducation, de la formation professionnelle, des retraites et des transports collectifs régionaux

-l'application immédiate et sans appel des règles sanitaires et environnementales nécessaires à la protection de nos ressources et de la santé de la vie humaine, animale et végétale

Contre la société d'exploitation et de gaspillage capitaliste, nous proposons à vous tous, la société où chacun aura sa place utile et participera en fonction de ses capacités à l'impératif de production, à vous tous, la société où les économies d'échelle et l'amélioration des gains de productivité autorisent une baisse continue du temps de travail social nécessaire et à sa suite une participation active des membres des collectivités à la gestion de l'économie socialiste dans son ensemble, à vous tous, une société où rien ne puisse se décider contre ou en dehors de la décision éclairée des travailleurs consommateurs impliqués dans le cadre d'organes de gestion démocratique et autonome.

Collègues, camarades,

Pour aller de l'avant, nous ne pouvons rien attendre de nos députés à l'Assemblée nationale, de nos ministres et de notre Président ! Nous ne pouvons rien attendre ni de la droite ni de la gauche. Nous ne pouvons nous contenter d'entendre des mots, de vagues promesses, des déclarations généreuses non suivies d'effets.

Les transformations conformes à nos intérêts, c'est nous même, comme travailleurs organisés, qui pouvons les engager.

Commençons par élargir notre pouvoir à notre sphère d'influence directe, là où nous travaillons et là où nous vivons, faisons le maximum dans chaque situation où nous sommes présents et que chacune de nos actions anticipe sur les transformations nationales et internationales que nous appelons de nos voeux !

Élargissons le conflit et étendons toujours plus largement notre contrôle sur l'ensemble des rouages de la production en entreprise ! Renforçons nos organisations de classe comme autant de contre pouvoir à l'arbitraire patronal et qui bientôt doivent devenir les organes de démocratie et de combat d'un premier gouvernement révolutionnaire !

Informations
Combat 59 : Pour une révolution des travailleurs !Maintien de l’activité métallurgique ! Maintien des 3000 emplois !Embauche des chômeurs ! Répartition et baisse du temps de travail !
Vidéos