De quelle liberté parle celui qui s'enrichit, de quelle liberté parle celui qui s'appauvrit, dans le cadre d'un même système ? Certainement pas de la même. Celui qui s'enrichit réclame la liberté de faire du profit sans contraintes, celui qui s'enrichit recherche la liberté de jouir sans entraves, sans codes sociaux et moraux trop contraignants. Celui qui s'appauvrit, lui, considère sa liberté en fonction des éléments matériel qui, absent, restreigne souvent considérablement, voir annule, sa capacité à exprimer sa liberté.
Une évidence !? Cette petite explication n'est pourtant pas superflu. Elle l'est encore plus dans ces temps de grands froids, où certains, grands défenseurs des liberté « formelles » du citoyen, en viennent à protester au nom cette fameuse liberté, contre toute idée de contraindre, par des moyens autoritaires s'il en fut, un SDF, croupissant par ? 6° sur le trottoir de son immeuble, à s'héberger dans des locaux prévus à cet effet. Qu'il le veuille ou non ! De gré ou de force !
On s'offusque, on s'indigne, on proteste : « ce serait s'attaquer à sa liberté individuelle », nous dirons les uns, « on ne peux privée un homme de sa liberté », affirmeront les autres. Au sens juridique, peut être. En effet, tout SDF qu'il est, il demeure, de façon formel, égal en droit à n'importe quel autre citoyen, et un individu, fort heureusement ne peut être placé de façon arbitraire dans un hébergement non souhaité. Mais là, on ne parle pas d'un individu abstrait, on parle d'une partie de la population, qui, de par des difficultés relatives et propre à chacun à venir dans un monde soumis à l' hyper compétition de l'environnement social dans lequel ils évoluent, à s' insérer à une société brutale et violente, en viennent à se nier eux même et à se livrer, par désespoir, à l'agonie de la déchéance.
Réalité par ailleurs économiquement désastreuse en terme de coût puisque le coût annuel de prise en charge ou de suivi des personnes dites « SDF » est de 1,5 milliards par an soit 1000 euros par SDF et par mois. Alors que la France est en friche, qu'il y des logements sociaux à construire, du bois à couper, ect...l'état bourgeois préfère entretenir cette misère plutôt que de les employer sous l'égide de l'entreprise publique à des travaux utiles pour l'ensemble de la collectivité, une très bonne façon pourtant de resocialiser progressivement une majorité d'entre eux. Les autres, les plus abimés par les stigmates de la misère et de la solitude et souvent de l'alcoolisme, devant souvent être juste fraternellement « veillées » dans des centres de soins adaptés et non coupés du reste de la société. Mais voilà, la misère est un bon moyen de faire pression sur les salaires, donc on préfère l'entretenir...Le capitalisme n'est pas un projet de société, il n'est qu'une totalité cynique et contradictoire. Ne chercher pas ailleurs le totalitarisme !
Oui, mille fois oui !, nous nous opposerons violemment à nos frères, qui par déficit de ressources mentales et psychologique, brisés par la solitude et l'abandon, ne voyant plus que défiance dans la mains secourable, refuse d'aller se réchauffer dans un hébergement d'urgence, refuse la main fraternelle du camarade qui lui la tend. Notre société interdit, autoritairement, s'il le faut, aux gens de finir dans l'indigence, la solitude, le mépris, et le froid glacial de l'hiver ! Notre société est révolutionnaire !
Pour un gouvernement des travailleurs par les travailleurs et pour les travailleurs!
Pour l'intégration progressive de tous les chômeurs dans l'industrie, par l'échelle mobile des heures de travail.
Planification du travail entre tous.
Centre de réinsertion pour toutes les victimes et martyr du système en mettant en perspective leur futur réintégration dans le monde du travail !
Droit des comités de défense populaire à contraindre, par les moyens de coercition appropriés, une personne à rejoindre un établissement consacrés, s'il intente à sa propre sécurité ou à sa dignité.