Le gouvernement s'active. La réforme Woerth repousse l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans, pour un taux plein à 67 ans (30% des femmes du fait de carrières incomplète seront dans l'obligation d'atteindre ce seuil pour avoir droit à une retraite à taux plein). Il augmente par ailleurs le nombre d' annuités de cotisations à 41,5 ans. Il rehausse de 3 % les cotisations des fonctionnaires.
Le gouvernement a jeté son dévolu sur le dossier des retraites. Il est suivi comme à l'accoutumé par toutes une ribambelle de petits Torquemada des systèmes de solidarité - éditorialistes, économistes, sociologues et autres béni-oui-oui du système tout acquis à l'idéologie de leurs maitres, fin limiers dans l'art de la désinformation pour servir leur cause, celle du capitalisme et de la bourgeoisie dominante.
L'argument mathématique, les gros chiffres, pour faire peur à tout le monde, pour catastropher les gens, sont alors de sortie. Le déficit est, pour cette année, de 11 milliards pour la branche vieillesse nous apprend t'on ! Les besoins en terme de financement d'ici 2050 s'élèveront à 2600 milliards nous assène t'on. Bigre se dit le travailleur déboussolé par l'abstraction du chiffre !
L'artillerie sophistique lourde est aussi de sortie : « Vous allez, salariés, irresponsable que vous êtes, faire porter le fardeau de votre incurable oisiveté aux générations futures ! » s'indignent t'on, du haut des chairs. On isole et on déstabilise les travailleurs en les pointant du doigt comme étant les mauvais élèves de l'Europe à l'instar de ceux -Allemands, Espagnols, Scandinaves- qui, dans leur grande sagesse, auraient accepté la régression sociale pour tous au profit d'une minorité privilégiée !
Qu'ils aillent au diable, eux et leur rhétorique de bonimenteurs.
Les mêmes qui s'achètent pour 12 000 euros de cigares ou s'offrent des voyages en jet privé au frais de la République. Les même qui reçoivent de grosses enveloppes pour protéger les petites affaires de leur milieu s'entendent de concert pour manipuler les travailleurs en leur cachant la pertinence des chiffres, de certains chiffres...
Ils omettent que 1 000 000 de chômeurs réemployés, c'est 12 milliards en plus dans les caisses.
On se garde bien de donner le montant des exonérations de charges sociales sur les salaires qui atteint 30 milliards en 2010.
Nous disons que ce système a été pillé, de façon de plus en plus massive depuis 30 ans, date qui correspond à peu près au gel des cotisations vieillesse du patronat et au début de la restauration du taux de profit des entreprises capitalistes modifiant le partage de la valeur ajoutée entre les salaires et le capital.
Depuis lors, c'est 170 milliards d'euros par an qui sont passés de la bourse des salariés à celle du patronat. Il est là le trou. Elle est là l'incurie.
Le système de répartition est pillé par les mêmes qui nous expliquent doctement qu'il faut savoir faire des sacrifices parce que les générations d'avant on été trop gourmandes. Ce discours n'est qu'une vaste fumisterie. C'est les capitalistes qui se goinfrent, pas les travailleurs. Et ils se goinfreront deux fois plus lorsqu'il auront réussi à augmenter la part de la capitalisation dans nos système de retraite, voir à l'y substituer dans une très large mesure, pour... jouer à la bourse nos économies, faisant des travailleurs les complices de leur propre exploitation ! L'objectif des boursicoteurs n'est t'il pas de développer la rentabilité financière des entreprises, soit modérer voir geler les salaires, restructurer les entreprises par des vagues de licenciement ou encore augmenter les cadences de travail... ?
Le problème des retraites n'est pas un problème de démographie, il est un problème de recettes. Le coût du financement des retraites n'évolue que très peu. Les recettes du régime général, elles, diminuent, d'années en année. Le déséquilibre actuel n'est donc rien d'autre que le résultat du rapport de force existant entre les deux classes aux intérêts antagonique que sont les travailleurs -ouvriers, salariés- et la bourgeoisie propriétaire des moyens de production déterminant la répartition des richesse entre elles. Il est, en dernière analyse, un problème politique et rien d'autre.
RETOUR AUX 37.5 ANNUITES POUR TOUS !
ALIGNEMENT DES RETRAITES SUR L'EVOLUTION DES SALAIRES ET NON DES PRIX. PAS DE RETRAITE EN DESSOUS DU SMIC !
ORGANISONS UNE GREVE GENERALE A LA RENTREE
JUSQU'À LA VICTOIRE !
CONSTITUONS DES CAISSES DE GREVE POUR PALLIER AUX DIFFICULTES DES TRAVAILLEURS EN LUTTE !
ORGANISONS-NOUS DANS NOS SYNDICATS,
RASSEMBLONS-NOUS EN ASSEMBLEES GENERALES DANS NOS
ENTREPRISES POUR COORDONNER NOS ACTIONS !