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Communiqué du 19 juin 2016

Après la journée du 14 juin, préparons les nouveaux points forts des 23 et 28 juin !

Ne lâchons rien de rien ! 

Le gouvernement ne veut pas lâcher. Nous ne lâchons pas non plus ! Le gouvernement est haï.

Le gouvernement interdisait les manifestations avec son État d’urgence. Nous avons manifesté.

Le gouvernement réprimait les manifestants au gaz, aux grenades assourdissantes et aux tirs de flash bal. Nous avons été de plus en plus nombreux à chaque nouveau rendez-vous.

Le gouvernement cherchait à nous faire peur avec ses procès à charge contre des camarades syndicalistes, avec l’assignation à résidence préventive d’autres militants, avec le bruit assourdissant de ses hélicoptères à 100 mètres au-dessus des manifestants. Depuis trois mois, nous sommes mobilisés. Nous sommes plus nombreux de mois en mois et de manifestation en manifestation.

Le gouvernement mentait encore au soir de la manifestation du 14 juin. Il disait que nous étions 80 000 manifestants à Paris alors que nous étions près de 400 000.

Par ce dernier mensonge, Valls et Cazeneuve pensent-ils vraiment nous taper au moral ? Ce n’est pas le moment de lâcher ! Chacun de leur nouveau mensonge nous donne plus de raison de combattre ces félons.

Si la Police était renseignée ou si la Police renseignait bien son ministre, alors ce gouvernement saurait qu’il se passe quelque chose dans le pays qui présage de grandes surprises.

Le gouvernement est-il bien renseigné ? Le gouvernement Valls restera dans l’histoire comme le gouvernement du basculement vers une période de difficiles tumultes.

Des journalistes réduisent parfois l’opposition dans le pays en une querelle d’égo entre Valls et Martinez.

Derrière Valls, nous avons Gattaz qui exulte, nous avons les représentants des trusts de la Finance, nous avons les amis personnels de Hollande, les Pinault et autres oligarques, nous avons la bourgeoisie moyenne et petite qui râle du dérangement causé par les grèves.

Mais derrière la figure de Martinez, il faut voire tout une avant garde qui se remobilise dans la durée en faisant grève et en bloquant les entreprises, en barrant les routes et l’accès aux zones industrielles. Il faut voir une nouvelle génération de militants qui s’engagent et une vieille garde qui reprend courage et prend ses aises.

Beaucoup plus significatifs encore. Des idées réapparaissent largement. Pas seulement celle de la grève générale et de la lutte des classes. Mais celle du vieux socialisme !

Dans les Assemblées populaires de Nuit Debout à Paris, la perspective d’abolition de la propriété privée des moyens de production et d’échange est applaudie par plusieurs milliers de personnes à chaque fois que défendue.

Les idées de « socialisation », « autogestion » ou « gestion collective », « gestion directe », « expropriation », nous les retrouvons non seulement dans les tracts et affiches des groupes anarchistes, mais nous les retrouvons imprimés maintenant sur certains tracts syndicaux de Sud solidaires ou de la Cgt.

Les idées vont faire leur chemin.

Avec ces idées, des milliers de militants vont réarmer la classe salariée avec un projet positif.

C’est le projet d’une libération de la classe salariée qui doit nous motiver à aller de l’avant, à tenir bon, à conserver toute l’énergie nécessaire pour continuer le travail de discussion et d’agitation, à organiser les collègues dans les syndicats et en fractions combattives à l’intérieur des syndicats.

Après la journée du 14 juin, nous préparons les journées des jeudi 23 et mardi 28 juin.

Ces dates doivent rythmer la mobilisation dans les différents secteurs du travail, indiquer les points de jonction pour des journées de grève générale, pour des journées mortes de tout commerce et de toute activité marchande.

Après ces premiers coups d’essai, nous serons plus forts. Nous continuons la lutte. Nous continuons contre ce gouvernement et contre tous les gouvernements patronaux de chaque entreprise. Entre le patron individuel et le gouvernement central, de l’État, le lien est direct. C’est le lien de classe.

Quelle que soit l’issue du conflit d’ici la fin de l’été, nous ne sortirons pas défaits !

Nous faisons notre éducation politique. Nous nous organisons. Nous ressoudons des liens de communauté contre l’État capitaliste.

Si le gouvernement ne laisse aucune ouverture, la nécessité révolutionnaire s’imposera à la classe salariée comme la seule solution et elle s’imposera surtout comme une solution pratique et immédiate.

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Préparons la journée d’action du 15 septembre !En direction des forces de l'ordre !Préparons les nouveaux points forts des 23 et 28 juin !Jusqu’au bout !
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