Retrouve les derniers communiqués de l'Alternative Révolutionnaire SocialisteARS-Combat.fr - Actualités<![CDATA[Victoire pour les salariés de l'hôpital Régnier !]]>Le mardi 7 février, les salariés de l'hôpital psychiatrique Guillaume Régnier à Rennes qui compte 2 400 travailleurs, se mettent en grève. Pour leur paye, leurs congés, leur RTT qu'ils ne parviennent pas à récupérer ?

Pas le moins du monde ! Ils décident d'engager la grève pour les conditions d'accueil des patients ! C'est pour décider des moyens et de l'organisation du travail qu'ils se mobilisent. La situation est déplorable, le nombre de lits et de personnels sont très insuffisants. C'est lorsque les salariés sont contraints d'apposer des matelas à même le sol et d'y faire coucher les patients que la poudre prend feu !

Malgré le froid, la grève est très suivi. Le piquet qui bloque l'accès aux urgences est tenu. Les salariés revendiquent l'ouverture de 60 lits avec les embauches correspondantes pour faire face à l'afflux de patients.

Après 4 jours de grève, l'Agence Régionale de Santé est contrainte de négocier. Les négociations se déroulent au siège de l'ARS devant lequel sont rassemblés 150 salariés et patients venus manifester leur colère. L'ARS cède devant la détermination des salariés.

C'est 47 lits qui seront prochainement ouverts, et 20 emplois, équivalent temps plein, pour les gérer ! Si il reste des points à éclaircir concernant le financement de ces mesures, c'est une première victoire sur laquelle les salariés pourrons s'appuyer !

La mobilisation des salariés de l'hôpital Régnier doit faire exemple. La démonstration est faite que les travailleurs organisés peuvent imposer à l'employeur leur organisation du travail, crise ou pas ! Partout les travailleurs doivent suivre l'exemple et imposer les conditions qui rendent le travail digne, imposer l'embauche de chômeurs sans perte de salaire, constituer dans l'entreprise le contre-pouvoir salarié et s'emparer du pouvoir de décision !

À l'issue du conflit, des patients ont pu manifester leur reconnaissance pour la lutte des travailleurs de l'hôpital.

Devant le siège de l'Agence Régionale de Santé, c'est l'Internationale qui a résonnée !

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Mon, 13 Feb 2012 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-69.html
<![CDATA[Le "sommet de crise sur l'emploi" n'a pas seulement été une mascarade]]>Pour enrayer la montée du chômage, Nicolas Sarkozy et son équipe n'ont pas craint le ridicule en annonçant pour seules solutions concrètes la création de 1000 postes à Pôle emploi et un nouveau dispositif d'exonérations de charge, cette fois-ci pour les petites entreprises qui voudraient employer des salariés de moins de 26 ans.

Comme si, avec l'amélioration de l'accompagnement de la minorité de chômeurs que pourraient suivre les 1000 nouvelles recrues de Pôle Emploi, des emplois qui n'existent pas allaient pouvoir être inventés ! Et comme si le problème du chômage pouvait être circonscrit aux moins de 26 ans ! Comme si de nouvelles subventions allouées par l'Etat aux entreprises représentaient une solution efficace ! Et si c'était bien le cas, ne devrions nous pas déjà le savoir ?! Car en 2010, le coût de l'assistance de l'Etat aux entreprises a culminé à 170 milliards d'euros !

Mais le "sommet de crise sur l'emploi" n'a pas été qu'une mascarade organisée pour soigner l'image volontariste de notre exécutif. Il a été aussi l'occasion pour le Président et son équipe de confirmer nos craintes. Le pouvoir patronal s'apprête à diriger une nouvelle attaque radicale contre les travailleurs du pays.

Le nouveau tour de passe-passe par lequel le gouvernement entend faire payer les travailleurs ? La « TVA sociale ».

Le gouvernement et ses amis du Medef entendent abaisser les charges sociales des entreprises qui financent, sur notre travail, les caisses de la sécurité sociale. Et ils entendent compenser le déficit causé par cette mesure par l'augmentation des taxes sur la consommation des ménages.

Par cette mesure, le gouvernement veut réduire la part du salaire différé qui est payé sous forme de "charge patronale", ou abaisser les coût de production en abaissant le pouvoir d'achat des salariés et de leurs familles.

Le pari de Sarkozy est le suivant : accorder aux capitalistes français un avantage comparatif vis à vis de leurs concurrents étrangers pour favoriser les exportations de produits français à l'étranger.

Ainsi, pour conserver sa place dans le cadre de la mondialisation capitaliste et d'une concurrence accélérée par la crise entre grandes nations industrielles, notre bourgeoisie entend nous imposer une politique de régression sociale sans précédent.

Au nom de la compétitivité de notre économie, il faudrait accepter la dégradation de nos conditions de vie ! Il faudrait nous laisser imposer un régime de privation !

Beaucoup de travailleurs qui ont l'âme bien généreuse y consentiraient bien si la stratégie était payante.

Mais est ce que la baisse de notre pouvoir d'achat, par la baisse de nos salaires et l'augmentation des prix et des impôts qui saignent la majorité du peuple auront raison de la crise ? Est ce que les sacrifices que les travailleurs et leurs familles consentiront permettront de relever notre économie ? La grande question est là.

Notre réponse est définitive. C'est NON !

Le gouvernement français cherche à accroître la compétitivité de notre économie nationale pour encourager nos exportations et encourager l'accueil de nouveaux investisseurs. Mais que font les allemands ? Que font les anglais ? Que font les italiens ? Que font les américains ? Ils usent tous de la même stratégie. Leurs politiques nationales ne visent pas moins que celle du gouvernement français à accroître la compétitivité de leurs entreprises en abaissant le niveau des salaires ou en rallongeant la durée du temps de travail et en subventionnant leurs entreprises avec les milliards des impôts directs et indirects.

Ainsi, l'intérêt pour chaque économie nationale d'une politique de régression sociale généralisé à toutes les puissances impérialistes se réduit à 0.

Les travailleurs de France, des autres pays d'Europe et du monde entier n'ont strictement rien à attendre des politiques des gouvernements qui refusent de concevoir la nécessité impérative de sortir du cadre capitaliste avec ses lois du profit et du marché.

Les travailleurs des différentes nations doivent refuser de marcher dans les combines désastreuses de leurs bourgeoisies "patriotes" pour accroître les marchés de leurs groupes multinationaux et pour satisfaire les besoins insatiables de rentabilité du grand Capital.

Nous devons refuser la politique de concurrence des gouvernements. Cette concurrence, ce sont les travailleurs qui la paie. C'est d'abord une concurrence entre travailleurs que les capitalistes cherchent à nous imposer. Et c'est toujours ces capitalistes qui trouveront les meilleurs profits de cette concurrence !

Travailleurs salariés, nous pouvons accepter des sacrifices, nous pouvons accepter de perdre aujourd'hui dans la perspective d'un meilleur monde, demain. Mais nous n'avons pas le droit d'accepter les sacrifices que tentent d'imposer à l'opinion l'oligarchie milliardaire et leur subordonnés managers et politiciens.

Nous devons opposer aux plans de concurrence et de régression sociale des gouvernements du capital le plan d'association des travailleurs en France et à l'internationale.

Pas de concurrence entre nous ! Maintenons nos exigences !

Imposons dans tous les secteurs d'activité, à l'internationale, les salaires et prestations sociales qui nous permettent d'améliorer nos conditions d'existence.

Produisons en fonction d'objectifs déterminés à l'avance !

Produisons pour satisfaire les besoins utiles de la majorité !

Face à la crise de surproduction capitaliste, une seule voie : la planification socialiste soumise à la gestion démocratique des travailleurs consommateurs !

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Wed, 25 Jan 2012 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-68.html
<![CDATA[Le 17 et le 18 janvier, occupation des Pôles Emploi, organisation des comités de chômeurs pour imposer les embauches au patronat]]>Le chômage monte en flèche. Le gouvernement est incapable.

De droite ou de gauche, les politiciens habituels ne peuvent rien nous dire de leurs propositions pour enrayer sérieusement le phénomène.

La raison en est très simple ! De solutions sérieuses, ces gens n’en ont définitivement aucune.

D’ailleurs, pour la bourgeoisie et ses politiciens, pour le patronat et l’oligarchie milliardaire, le chômage ne représente pas un problème.

Bien pire, le chômage de masse offre à nos employeurs les conditions pour renforcer l’exploitation des salariés toujours occupés. Car qui craint le chômage et les licenciements se soumet plus facilement à la dictature patronale. Donc, la classe salariée ne peut évidemment rien attendre du prochain « sommet pour l’emploi » du Président Sarkozy.

LE SOMMET POUR L’EMPLOI, UN COUP D’ESBROUFE

Le « sommet pour l’emploi » est encore un coup d’esbroufe de notre candidat à sa propre succession.

Des mesures pourront être sans doute annoncées à l’occasion de ce sommet. Ces mesures seront annoncées au nom de la lutte contre le chômage. Mais en pratique, ces mesures seront pensées pour accroître misère et exploitation de la majorité du peuple au bénéfice de quelques minorités.

Aucune des mesures que la crapule envisage pour abaisser le coût du travail en France et flexibiliser la main d’œuvre n’aura d’effets salutaires sur l’emploi.

Car le problème du chômage, c’est le problème de la crise, et notre crise, elle est le produit de l’économie capitaliste et de ses contradictions fondamentales.

Dans notre société, le robot remplace l’Homme et l’entreprise travaille pour le profit des capitalistes. Chaque gain de productivité accroît le nombre de sans emploi.

Et le patronat trouve son avantage à faire reposer l’ensemble de la charge de travail sur la partie la plus restreinte possible de salariés.

Ainsi, le temps de travail nécessaire à la production se réduit en même temps qu’augmente la masse des chômeurs et que stagne ou s’élève le temps de travail effectif des salariés en activité.

Le patronat voit son profit particulier et rien d’autre. L’intérêt du collectif, le patronat s’assoit dessus.

IMPOSONS NOTRE VOLONTÉ

C’est donc à la collectivité des travailleurs d’imposer sa volonté, la répartition du temps de travail par l’embauche de tous les chômeurs et la baisse du temps de travail.

Le 17 et le 18 janvier, l’ARS-COMBAT appelle donc tous les chômeurs à se réunir dans leurs différents pôles emploi et à s’y organiser.

Le patronat ne veut pas embaucher parce qu’il est prisonnier des règles du marché et du profit.

Mais nous ne sommes prisonniers d’aucune de ces règles !

Si les règles du marché et du profit ne permettent pas d’assurer à tous le droit au travail, alors : A bas la loi du profit ! A bas la loi du marché !

La logique patronale condamne à l’exclusion des millions de travailleurs, le mode de gestion capitaliste est créateur de gâchis !

Pour accroître les richesses disponibles en économisant notre peine tout en assurant à chacun le rôle social utile qu’il attend dans la production, il nous faut rompre avec la loi des patrons !

EMBAUCHE DE TOUS LES CHÔMEURS !

Les chômeurs et les salariés dans leurs entreprises doivent s’unir et enfreindre d’un commun accord le droit de propriété des capitalistes. Ils doivent arracher aux patrons et à leurs représentants le pouvoir d’embaucher et de licencier.

Suivons notre propre direction, formons, dans chaque entreprise les comités qui se chargeront d’orienter et de former les chômeurs à leurs nouveaux postes.

De la coordination de nos organes de pouvoir salarié à l’échelle des différentes branches d’activité doit émerger notre propre gouvernement économique, maître de la production et des échanges dans tout le pays!

Oui, puisqu’il faut substituer au capitalisme, la propriété commune des entreprises et la gestion commune de la production et des échanges pour satisfaire les intérêts et besoins communs aux travailleurs et consommateurs, alors : Vive le socialisme ! Vive la démocratie des travailleurs ! Vive notre libération !

VIVE LA LUTTE POUR L’EMBAUCHE DE TOUS LES CHÔMEURS !

DANS NOS ENTREPRISES, IMPOSONS L’EMBAUCHE D’UN CHÔMEUR POUR 10 SALARIES OCCUPES !

POUR IMPOSER NOTRE EMBAUCHE, FORMONS UN GRAND MOUVEMENT DES CHÔMEURS !

PRÉPARONS-NOUS À BLOQUER LES ENTREPRISES ! FRAPPONS-LA OU ÇA FAIT MAL !

UN POUR TOUS ET TOUS POUR UN, L’ACTION DOIT CONTINUER JUSQU'A SATISFACTION ! JUSQU'A L’EMBAUCHE DE TOUS LES CAMARADES !

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Wed, 11 Jan 2012 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-67.html
<![CDATA[200 Euros d’augmentation ! Les agents de sécurité de l’aéroport de Roissy en grève]]>Pendant 11 jours, les agents de sécurité de l’aéroport de Roissy étaient en grève.

Ils revendiquaient 200 euros d’augmentation sur leurs salaires, ils revendiquaient l’amélioration de leurs conditions de travail.

Car avec des salaires qui dépassent rarement les 1200 euros, on vit de plus en plus mal. Et quand on travaille en horaires décalées avec des coupures de quatre heures entre deux vacations, quand les horaires changent chaque jour, quand on doit subir la pression de la direction qui n’hésite pas à coller les avertissements qui mènent au licenciement, la vie est encore plus mauvaise.

Les initiateurs de la grève ne s’attendaient pas à un tel engagement de leurs collègues. Lorsque des centaines d’agents de sécurité d’ICTS, de Securitas et Brink’s ont arrêté le travail sur les aéroports de Roissy et de Lyon, la surprise a été belle.

Mais face aux agents de sécurité de Roissy et de Lyon, c’est toute la machine patronale qui s’est enclenchée.

Contre eux, les travailleurs en grève n’avaient pas des patrons isolés, ils avaient les patrons ensemble et solidaires.

Les agents de sécurité des aéroports avaient en face le Syndicat des entreprises de sûreté aérienne et portuaire, le Sesa, le syndicat des patrons du secteur.

Et avec les patrons du Sesa, les grévistes devaient encore faire face à Aéroport de Paris et un de ses principaux actionnaires, l’Etat !

Dès jeudi dernier à Roissy, le gouvernement n’a pas hésité à faire remplacer les agents de sécurité en grève des entreprises privées par les fonctionnaires de la Police aux frontières et de la gendarmerie des transports aériens.

Le gouvernement s’est rangé du côté de l’Etat actionnaire et des patrons du Sesa. Les ministres qui détournent l’argent public pour leurs privilèges personnels se sont précipités pour dénoncer la « prise d’otage » des grévistes contre les voyageurs et ont engagé une large campagne contre le droit de grève dans le secteur de l’aérien au nom de la défense du « service public » !

Les salariés en lutte n’étaient pas préparés à une telle « politisation » du conflit.

De fait, la lutte des salariés contre leurs exploiteurs est une lutte politique, c’est une lutte qui les oppose à tous les patrons qui défendent leurs profits contre les revendications salariées. Tous les patrons sont ensemble contre leurs salariés. Tous les patrons et l’Etat patronal marchent de concert pour casser la lutte des exploités.

Le remplacement des grévistes par des policiers a fait mal au moral. La mobilisation continuait à la veille de Noël, plus de 400 grévistes parcouraient les allées de l’aéroport de Roissy en cortège. Mais dès lundi, de nombreux salariés avaient repris le travail.

Et ni FO, ni la CFTC, ni la CFDT, ni l’Unsa n’ont attendu l’AG du lundi matin pour négocier avec les patrons la « sortie du conflit ».

Au final, les agents de sécurité ont repris le travail. Les syndicats FO, CFTC, CFDT et Unsa ont accepté de signer un accord sur une prime annuelle de 1000 euros.

Qui des agents de sécurité bénéficieront de cette prime ? Pas ceux qui ont mené la lutte, pas ceux qui auront refusé et refuseront toujours de se soumettre aux différents chantages patronaux !

L’accord n’est pas bon.

Mais le combat des agents de la sécurité de Lyon et de Roissy ne se termine pas avec cette grève. L’expérience a été bonne. Très bonne. Tous les participants à la grève et tous ceux qui ont été les témoins de cette lutte peuvent tirer les leçons de l’expérience.

Demain, il faudra être plus fort, mieux organisé, plus nombreux !

-Une catégorie des agents de sécurité ne peut rester isolé dans sa lutte contre ses patrons. Face aux agents de sécurité, c’est tout le patronat du secteur qui est ensemble. Il faut donc engager ensemble les salariés du secteur, des bagagistes aux stewards et pilotes ! Les salariés ne doivent pas penser chacun de leur côté. Nous sommes confrontés aux mêmes problèmes, aux mêmes exploiteurs. La lutte engagée doit être la plus large possible.

-Il faut bloquer la machine à faire le profit. Il est là notre moyen de pression ! Les agents de sécurité de Marseille avaient gagné leur grève sur les salaires l’année dernière en bloquant les portiques de sécurité. Dès le début du conflit, avant qu’une partie des participants se fatiguent et se démoralisent, il faut donc frapper fort en bloquant les portiques, sans crainte de « prendre en otage les voyageurs » !

-Le gouvernement et les patrons cherchent à faire remplacer les grévistes, il faut donc en amont faire un travail en direction des forces police et de gendarmerie afin que les fonctionnaires refusent de jouer les briseurs de grève.

-Beaucoup de salariés en CDD ont continué à travailler pendant la grève. Pour les avoir avec nous, il faut les organiser au niveau syndical et engager le mouvement pour qu’ils soient tous embauchés en CDI !

-Des salariés en grève lâchent progressivement le mouvement. Pendant la grève, l’argent ne rentre pas. Il faut apporter une réponse à ce problème. La réponse, c’est la caisse de grève ! En prévision de la prochaine lutte, les salariés doivent cotiser chaque mois à une caisse de grève. Durant le mouvement, chaque gréviste qui signe la feuille de présence aux assemblées générales pourra ainsi bénéficier du soutien financier de l’organisation syndicale en attendant de se faire payer les jours de grève par l’entreprise ! Pas de négociation possible sur le paiement des jours de grève !

-Des travailleurs craignent la répression patronale et ne s’engagent pas dans la lutte avec leurs collègues, des salariés qui ont fait grève craignent les avertissements et le licenciement à la suite du conflit. Tous les salariés doivent se syndiquer ! Pas un seul collègue doit rester inorganisé ! Il faut nous préparer à réagir collectivement, par un débrayage et une délégation de masse au cas ou un de nos employeurs oserait toucher à l’un des nôtres !

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Wed, 28 Dec 2011 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-66.html
<![CDATA[Éditorial : Gauche-droite, les politiciens du système]]>Ne comptez sur aucun des UMP et des PS pour résoudre vos problèmes ! Vos problèmes ne les intéressent pas ! Ce qui intéresse les politiciens de la droite et de la gauche avec tous leurs alliés possibles, c’est de se faire élire ou réélire, sans trop prendre de risque, et en se portant garant des intérêts supérieurs de l’oligarchie milliardaire.

La société capitaliste rend impossible la satisfaction des intérêts du peuple. La satisfaction des intérêts de la bourgeoisie se trouve en opposition radicale avec les intérêts des salariés et de l’ensemble de ceux qui doivent travailler pour vivre.

Pour que les groupes du CAC 40 tirent bientôt leurs 94 milliards d’euros de bénéfices, il aura fallu voler ces 94 milliards d’euros aux ouvriers et aux employés. Pour que les 10% des français les plus fortunés aient vu leur patrimoine moyen augmenter de 400 000 euros en six années, passant de 840 000 à 1,2 millions d’euros et pour que la fortune de ces 10% les plus riches s’élève de 680 fois à 920 fois celle des 10% les plus pauvres depuis 2004, il aura fallu que des millions de travailleurs se saignent pour régler leurs loyers en temps et en heure, se privent de petits plaisirs ordinaires pour payer leurs assurances et leurs crédits.

Pour la dernière villa construite au bord de la Méditerranée, pour le dernier yacht ou jet acheté pour épater les copains, combien serons-nous tout en bas à mourir prématurément d’un cancer ? Combien serons-nous à vieillir jeune, cassé de partout parce que les règles de sécurité et d’hygiène auront été oubliées, parce que l’ouvrier est pour son employeur, ni un corps biologique ni une âme, mais une pièce bon marché de son dispositif.

Les patrons sont des exploiteurs. Ils ont leurs agents corrompus au sein de l’entreprise qui profitent de l’exploitation de l’Homme. Le patronat fait participer une partie des salariés les plus aisés à son entreprise d’extorsion de la plus value. Et le patronat à ses agents en politiques. Eux aussi sont des corrompus. Ce sont des pourris.

Ils prennent l’argent des entreprises pour financer leurs partis. Ils accordent des marchés publiques à ceux qui offrent les services de quelques prostitués de luxe. Bien des histoires sordides jouent comme ciment de la communauté des exploiteurs et de leurs amis. Le petit monde des affaires et de la politique politicienne de droite et de gauche se tient. Ils n’ont pas fini de comploter contre les prolétaires.

Les bourgeois sont dans le déni de l’autre, de la personne humaine. Ils ne respectent pas les travailleurs. Pour continuer à accroître l’argent qu’ils nous volent de notre travail et de nos souffrances, ils vont continuer à nous causer des problèmes et accroître nos misères.

Pour solutionner nos problèmes, nous répondrons à toutes les offres politiques de la bourgeoisie par un NON catégorique.

NOUS NOUS OPPOSERONS À EUX !

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Sun, 18 Dec 2011 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-64.html
<![CDATA[LOGIREP : Grève des charges jusqu'à satisfaction ! ]]>Samedi 26 novembre au matin, une centaine d'habitants de La Noue ont décidé de manifester leur colère. Car depuis 10 ans, ces habitants de Montreuil doivent débourser des sommes astronomiques à leur bailleur, la LOGIREP, maison mère du groupe Polylogis. Pour eux, les charges à payer ne sont rien moins qu'équivalentes au prix de leurs loyers !

La LOGIREP a t-elle entrepris des travaux de rénovation des bâtiments, réalisé des aménagements du cadre de vie des habitants qui puissent justifier l'explosion des charges ? Rien de tout cela !

Mais dans quelles poches va donc l'argent des locataires ?

Les habitants n'ont pu le savoir ! La LOGIREP refuse d'ouvrir ses comptes, la LOGIREP refuse d'obéir à la loi qui l'oblige à rendre public, tous les ans, sa comptabilité. La LOGIREP ne veut pas montrer les factures !

80 locataires ont attaqué la LOGIREP au tribunal et le tribunal leur a donné raison. Le tribunal a ordonné à la LOGIREP de rembourser autour de 2500 euros à chacun de ses locataires. Mais la LOGIREP s'obstine toujours. Le groupe se pourvoit en cassation et refuse d'ouvrir ses livres de compte. Le remboursement des trois dernières années de charges indues aux locataires est encore repoussé pour deux ans !

Celui qui ne peut plus payer son loyer est expulsé mais les responsables de la LOGIREP qui volent les locataires se protègent en faisant traîner les procédures.

Des salariés et des retraités ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts tandis que des gestionnaires et leurs amis encaissent.

ALORS TOUS LES LOCATAIRES ENSEMBLE, ET SANS QU'AUCUN SE DEFILE,

REFUSONS DE PAYER LES CHARGES A LA LOGIREP !

REFUSONS DE PAYER, TANT QUE LES TROP PLEIN DE CHARGES DES 10 DERNIERES ANNEES N'A PAS ETE REMBOURSE,

REFUSONS DE PAYER TANTS QUE LES HABITANTS N'ONT PAS ENTRE LEURS MAINS LES FACTURES,

REFUSONS DE PAYER TANT QUE LES PRINCIPAUX RESPONSABLES DE LA MAGOUILLE N'ONT PAS ETE REVOQUES DE LEURS FONCTIONS !

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Mon, 28 Nov 2011 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-63.html
<![CDATA[Plan de rigueur : Nouveau tour de vis pour les travailleurs !]]>En l'absence de mobilisation sociale de masse, l'actuel gouvernement a annoncé un nouveau plan de rigueur. En l'absence d'une mobilisation sociale majeure, il continue inlassablement sa politique d'aggravation de l'exploitation du salariat ! Augmentation de la TVA sur les biens de nécessité, accélération de la mise en place de la réforme des retraites... Et le pied de nez ultime : le « gel » des salaires du gouvernement !

Le gouvernement compte comme d'habitude sur les directions syndicales à sa botte pour canaliser le mécontentement des travailleurs. Les traditionnelles et ponctuelles journées d'action seront pourtant bien impuissantes à le faire reculer dans les circonstances actuelles.

La gauche bourgeoise feint de s'opposer à cette politique en période pré électorale... Partout en Europe, elle collabore pourtant avec la droite pour appliquer les mêmes politiques anti-ouvrières. Le candidat mal nommé "socialiste", François Hollande, s'est engagé pourtant à respecter la règle d'or concernant le remboursement de la Dette... Il s'est donc dans les faits engagé à continuer le sale boulot...

Tant que le salariat dans sa grande majorité, ne rentrera pas en mouvement, le pire est devant nous, quelque soit la couleur électorale de la prochaine majorité. Pour arrêter l'hémorragie, la dégradation continuelle de nos conditions de vie, nous n'avons plus d'autre choix qu'une remise en cause générale du système économique. Et pour engager une transformation socialiste de l'organisation de la production au profit de tous, il ne faut évidemment pas compter sur un énième gouvernement des patrons, fut -il de couleur "rose-vert" !

Le suffrage universel actuel n'offre d'autre perspective que de choisir le prochain exécutant aux ordres de la bourgeoisie nationale, européenne et mondiale. Pendant que les élections donnent le change, le pouvoir réel sur nos vies quotidiennes s'exerce au sein des conseils d'administration des grandes entreprises et multinationales, au sein des clubs et sociétés privés des messieurs dames de la grande bourgeoisie.

Les travailleurs doivent se mobiliser pour faire émerger leur propre règles du jeu: une démocratie des travailleurs fondée sur les conseils, dirigées par des élus mandatés et révocables. Opposons à la démocratie du capital, la démocratie industrielle des travailleurs associés ! Saisissons-nous de la campagne pour populariser nos mots d'ordre de révolution socialiste ! C'est la seule issue possible pour subvenir à nos besoins minimums et plus encore : embauche de tous les chômeurs, augmentation des salaires, un logement pour chacun !

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Thu, 10 Nov 2011 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-1.html
<![CDATA[Le NPA derrière la gauche ?]]>La propagande actuel du NPA en dit beaucoup sur sa ligne, son orientation politique, sa pratique. Pour les jeunes du NPA, les « npa jeunes », « la jeunesse emmerde la front national ».( autocollants placardé actuellement par leur organisation).

Le "Tout est à nous" numéro 117, lui, se contente, en titre, de prier, Ump et Front national, soit l'aile droite et extrème droitarde de la bourgeoisie de...dégager (UMP, FN, dégagez !), rien que ça !...L'aile gauche de la bourgeoisie, elle, peut rester...

Affirmer que « la jeunesse emmerde le front national » ne veut rien dire... Et c'est faux, la jeunesse sous prolétarienne, prolétarienne, petite bourgeoise, bourgeoise n'emmerde malheureusement pas vraiment, du point de vue des suffrages, comme des sondages, le Front National. En quoi affirmer de manière aussi péremptoire que « la jeunesse emmerde le front national » attirera la jeunesse révoltée à rejoindre le NPA, à minima sur des bases politiques.

Les mêmes qui nous reprochaient, indignés, d'avoir répondu à une affiche FNJ (Tu niques la France alors dégage) par « Tu niques les ouvriers, alors dégage », slogan qui avait au moins le mérite de mettre en avant le rapport de classe, nous ressorte de leur placard le vieux slogan trop usité, éculé, naïf : « la jeunesse emmerde le front national ». Après Che Guevara à toute les sauces, voilà qu'ils nous ressorte le coup du péril fasciste à la sauce « punk libertaire »...Le NPA s'accroche à toute les branches de l'opportunisme pour endiguer sa déconfiture actuel prévisible et la platitude des interventions « réformardes » de leurs portes parole.

De même, titrer « UMP, FN, dégagez » sur son journal, la vitrine de son organisation n'a, d 'un point de vue, même anticapitaliste, marxiste, n'en parlons pas, aucun sens !, et s'avère même contre productif du point de vue de la dynamique des masses en lutte. En quoi, Le modem, le PS, les verts, le PCF...qui ont déjà gouverné, ont mené des politiques de rigueur, de privatisation, de cadeaux et d'exonérations aux riches ou ont démontré leur incapacité à s'en prendre aux intérêts capitaliste ont, eux, le droit, de ne pas prendre un bon coup de pied au cul par les classes exploitées, comme les autres ! A quelle titre camarades ?...

La grosse majorité des 10 points de PIB perdu par les salaires au profit du capital sur les 30 dernières années, argument systématique, seriné par les portes paroles du NPA à longueur de temps, lors de leur temps de parole médiatique, n'ont ils pas été justement « perdu » alors que l'appareil politique de la bourgeoisie était gouverné par la gauche! Pourquoi ce deux poids deux mesures...Pourquoi ne pas se démarquer, se délimiter clairement.

Laisser penser qu'un gouvernement de gauche serait meilleur du points de vue des intérêts des classes exploitées est tout simplement mensongé, d'une part, d'un point de vue tout simplement historique, objectif, mais tend, d'autre part, à renforcer les préjugés réformiste et conciliateur de la classe exploitée.

Un parti bourgeois est un parti bourgeois, il n'est pas un parti ouvrier, fûsse t'il de gauche, il ne représente pas les intérêts du prolétariat ni des autres couches exploitées et opprimées du peuple, il n'est pas potentiellement moteur dans la transformation des rapports de propriété, de production, actuel. Inscrire la ligne de son parti dans une délimitation politique droite-gauche, c'est lui faire jouer le rôle, à lui, et à la masse des militants...de caution gauche, d'idiot utile du système, comme aurait dit Lénine... Et c'est ça le plus tragique...

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Mon, 17 Oct 2011 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-2.html
<![CDATA[Vive les bureaux d'embauche syndicale !]]>Alors que la SNCF avait annoncé en juin dernier 5 500 embauches dans le courant de l'année, à Gare St Lazare, comme ailleurs, l'entreprise refuse d'embaucher. Sur toute la chaîne, il manque du personnel en nombre suffisant, pour la maintenance, pour la conduite, pour la sécurité, aux guichets et dans les bureaux.

La direction de la SNCF n'a même pas la franchise de se justifier au non de la rentabilité financière du groupe, elle trouve le culot d'expliquer qu'elle n'embauche pas faute de candidats!

Alors la Fédération des cheminots CGT a pris la direction de la SNCF au mot. Si vous n'avez pas trouvé de candidats "employables", c'est nous qui vous les présenterons !

Ce mercredi 5 octobre donc, Gare St Lazare où 550 postes devraient être pourvus, des militants CGT ont monté des stands, avec tables, chaises et dossiers d'inscription. Tout un chacun était accueilli en entretien par un personnel qualifié.

Les militants du syndicat CGT cheminot en collaboration avec l'Union locale, Chômeurs rebelles et le comité national des privés d'emploi ont ouvert un véritable bureau d'embauche.

L'initiative est bonne et elle mériterait d'être généralisé à toutes les gares SNCF et carrément à toutes les entreprises ! Car n'est ce pas dans tous les secteurs que les salariés souffrent d'être en sous effectifs, situation qui s'accompagne si souvent d'une pression hiérarchique dégradante, d'heures supplémentaires imposées et non payées ou mal payées, d'une flexibilité des plannings qui laisse peu de place à notre vie à côté de l'entreprise ?

Et la constitution des salariés en syndicats solidaires et efficaces ne devraient-ils pas représenter, pour les 5 millions de chômeurs de France, le sûr appui à leur réintégration et à leur formation dans l'entreprise ?

Les bureaux d'embauche syndicale sont une première bonne marque sur le chemin de la lutte pour imposer les embauches et non plus seulement proposer les candidatures aux directions patronales qui continuent à disposer.

Poussons l'expérience jusqu'au bout, construisons le rapport de force, renforçons le mouvement syndical et ses fractions les plus combatives pour gagner les embauches par la grève et imposer les embauches en embauchant nous-mêmes, travailleurs associés de la SNCF, mécaniciens, employés, conducteurs et cadres, avec formation à la clé, contrat de travail et fiche de paie.

Car en guise de pression sur le patronat, nous pouvons faire la grève à l'endroit en bloquant la machine, mais nous pouvons aussi la leur faire à l'envers en faisant payer les patrons pour le travail de nos embauchés ! Tout travail ne mérite-t-il pas salaire ?

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Tue, 11 Oct 2011 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-3.html
<![CDATA[Mardi 11 octobre, mobilisation nationale !]]>La croissance mondiale est ralentie. Les plans de relance de nos gouvernements à coups de centaines de milliards d'euros pour soutenir leurs groupes capitalistes industriels et bancaires n'ont qu'un seul effet : endetter la nation comme celles de toute l'Europe, soumettre le pays aux diktats des marchés financiers et de leurs prêteurs multimilliardaires.

Il faudrait maintenant rembourser les prêts que les États ont contractés aux banques et à leurs actionnaires, à des taux qui s'élèvent au fur et à mesure que les perspectives de la reprise économique s'assombrissent.

Il faudrait que les travailleurs se serrent encore plus la ceinture. Il faudrait que les travailleurs travaillent plus, paient plus en gagnant moins pour accroître leur compétitivité, rester rentable, assurer les profits scandaleux des propriétaires des capitaux dans un contexte où la demande solvable des ménages s'essouffle, les marchés se contractent, la concurrence entre entreprises capitalistes se tend.

Les gouvernements de la bourgeoisie n'ont aucune réponse viable à la crise de l'économie capitaliste si ce n'est accroître l'exploitation des travailleurs de façon directe et indirecte. Et toutes les réponses qui visent à réduire le pouvoir d'achat des couches populaires auront pour seul nouvel effet d'approfondir encore un peu plus la contradiction entre des capacités de production ultra développées et une classe salariée surexploitée qui ne peut plus représenter un débouché aux productions industrielles de biens et services.

Aujourd'hui, le problème n'est pas que nous vivons au dessus de nos moyens, le problème, c'est que la société bourgeoise est incapable d'optimiser les ressources disponibles en travail et en intelligence pour orienter la production en fonction des besoins utiles de la population.

Le problème, c'est que la société d'inégalité sociale dans laquelle une minorité se gave du travail de la majorité en ne lui concédant que des miettes est une société de gâchis généralisé.

Le gâchis, c'est les 5 millions de chômeurs qui ne trouvent pas de place utile dans la production, le gâchis c'est les yachts, les jets privés et les galas de rentiers alors que de plus en plus de chômeurs, retraités, ouvriers et employés ne savent plus comment se nourrir à la fin du mois sans contracter de ruineux crédits à la consommation, le gâchis, c'est quand 10% d'une population se gave tandis qu'en bas, on fait les poubelles et on se loge dans des tentes ou dans des squats insalubres.

Le gâchis, c'est quand les entreprises produisent pour vendre et non plus pour satisfaire un besoin, quand les valeurs d'échange ont pris le dessus sur les valeurs d'usage, quand les "SERVIER" produisent des médicaments qui empoisonnent, quand "Coca-cola" et compagnie produisent des boissons "light" à l'aspartame qui rendent obèses, quand la RATP fait bouffer de l'amiante à ses usagers, ses agents et à ses sous-traitants, quand les armateurs font dégazer leurs navires en pleine mer.

Le 11 octobre, nous manifestons et faisons grève pour exprimer le refus de ce système absurde, le refus de donner notre vie à une petite classe parasitaire et profiteuse d'actionnaires et de rentiers, le refus d'accroître la misère humaine en produisant de l'inutile et du toxique sous direction patronale, le refus de nous soumettre aux recommandations des institutions financières qui marchent pour leurs clients, aux plans de rigueur des politiciens qui marchent pour les maffias bourgeoises qui les corrompent.

Pour sortir de la crise capitaliste, pour notre bien-être, pour orienter la production vers la satisfaction des besoins utiles de la population, les mesures à prendre sont socialistes :

-centralisation de l'ensemble de l'épargne, fusion de l'ensemble des banques privées en une seule banque publique

-socialisation des secteurs clés de l'économie et mise sous contrôle salarié de l'ensemble des entreprises

-expropriation des grandes fortunes et actionnaires et gestion de la production et du commerce par la voie d'une démocratie des travailleurs et des consommateurs associés

-monopole d'État sur le commerce extérieur pour un contrôle démocratique des exportations et des importations

Ces transformations de structure donnent enfin pouvoir à la collectivité pour assurer sur l'ensemble du territoire

-l'embauche des chômeurs -la réduction des écarts de salaires et de revenu de 1 à 4

-l'augmentation des salaires de la majorité et l'échelle mobile des salaires

-la réduction du temps de travail à 25 heures hebdomadaires

-la construction et la rénovation du nombre de logements nécessaires pour couvrir l'ensemble des besoins

-la fixation des prix des loyers, de l'eau, de l'énergie -les mesures nécessaires pour assurer des services et produits efficaces et de qualité en tout domaine

-la prise en charge par la collectivité des coûts de la santé, des assurances, de l'éducation, de la formation professionnelle, des retraites et des transports collectifs régionaux

-l'application immédiate et sans appel des règles sanitaires et environnementales nécessaires à la protection de nos ressources et de la santé de la vie humaine, animale et végétale

Contre la société d'exploitation et de gaspillage capitaliste, nous proposons à vous tous, la société où chacun aura sa place utile et participera en fonction de ses capacités à l'impératif de production, à vous tous, la société où les économies d'échelle et l'amélioration des gains de productivité autorisent une baisse continue du temps de travail social nécessaire et à sa suite une participation active des membres des collectivités à la gestion de l'économie socialiste dans son ensemble, à vous tous, une société où rien ne puisse se décider contre ou en dehors de la décision éclairée des travailleurs consommateurs impliqués dans le cadre d'organes de gestion démocratique et autonome.

Collègues, camarades,

Pour aller de l'avant, nous ne pouvons rien attendre de nos députés à l'Assemblée nationale, de nos ministres et de notre Président ! Nous ne pouvons rien attendre ni de la droite ni de la gauche. Nous ne pouvons nous contenter d'entendre des mots, de vagues promesses, des déclarations généreuses non suivies d'effets.

Les transformations conformes à nos intérêts, c'est nous même, comme travailleurs organisés, qui pouvons les engager.

Commençons par élargir notre pouvoir à notre sphère d'influence directe, là où nous travaillons et là où nous vivons, faisons le maximum dans chaque situation où nous sommes présents et que chacune de nos actions anticipe sur les transformations nationales et internationales que nous appelons de nos voeux !

Élargissons le conflit et étendons toujours plus largement notre contrôle sur l'ensemble des rouages de la production en entreprise ! Renforçons nos organisations de classe comme autant de contre pouvoir à l'arbitraire patronal et qui bientôt doivent devenir les organes de démocratie et de combat d'un premier gouvernement révolutionnaire !

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Sun, 09 Oct 2011 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-4.html