Retrouve les derniers communiqués de l'Alternative Révolutionnaire SocialisteARS-Combat.fr - Actualités<![CDATA[Préparons la journée d’action du 15 septembre !]]>Le décret loi Travail est tombé. La lutte doit continuer. La loi Travail doit être retirée.

Pour le jeudi 15 septembre, préparons un nouveau départ à la mobilisation.

Organisons des Assemblées Générales dans nos entreprises ! Demandons à nos délégués syndicaux de déposer des heures d’information syndicale.

Réunissions-nous dans l’entreprise ou à l’extérieur de l’entreprise si il faut se protéger de l’inquisition patronale !

À l’extérieur des entreprises, nous pouvons nous réunir dans les Union locales syndicales ou réserver facilement une salle dans les Bourses du travail.

Le syndicat est un outil de lutte et d’organisation pour les travailleurs. Syndiquons-nous ! Faisons usage de nos droits.

Avons-nous bien conscience des impacts de la nouvelle loi Travail sur nos conditions de travail et de vie ?

Avons-nous bien compris que sur simple motif économique, les employeurs pourront dorénavant licencier sans aucune retenue, que dorénavant, tout licenciement abusif pourra être maquillé en licenciement économique ?!

Avons-nous bien conscience qu’en offrant la possibilité aux employeurs de négocier ou d’imposer avec l’appui du conseil d’État la baisse de nos salaires et l’augmentation de nos heures de travail, la loi Travail détruit toutes les sécurités juridiques qui freinait le dumping social entre entreprises aux dépens des salariés ?

Il faut exiger le retrait de la loi.

Il faut construire les capacités de mobilisation dans chacune de nos entreprises pour empêcher l’application de la loi. C’est maintenant, c’est rapidement qu’il nous faut construire une solidarité à toute épreuve entre nous.

Les directions patronales et le gouvernement se vengent de quatre mois de mouvement contre la loi en réprimant les camarades impliqués dans la lutte. Licenciements, convocations, mise à pied, garde à vue, condamnation, prison.

Notre première obligation sera de ne pas laisser tomber les copines et les copains.

Le 15 septembre, nous aurons aussi pour objectif de lutte : la réintégration des camarades licenciés et l’arrêt immédiat des poursuites.

Plus que jamais, faisons de la journée du 15 une journée de mobilisation dans nos entreprises pour gagner sur nos revendications à la base, pour faire plier nos capitalistes !

Par l’action collective, par l’union des différentes catégories salariées, de la production, des transports, des services commerciaux et comptables, imposons l’augmentation des salaires à 1500 euros nets minimums, baissons les salaires des dirigeants selon la volonté unilatérale des collègues, décidons de baisser notre temps de travail –auto-réduisons notre temps de travail ! – imposons les embauches nécessaires à la bonne marche de nos entreprises en vue de satisfaire les besoins utiles de nos clients, usagers et patients !

À Paris et en région Île de France, nous appelons à nous retrouver nombreuses et nombreux à la grande Assemblée Générale interprofessionnelle et inter luttes de la Bourse du travail de République à Paris,

jeudi 8 septembre à 18.30, 3 rue du château d’eau, métro République

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Sun, 04 Sep 2016 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-242.html
<![CDATA[En direction des forces de l'ordre !]]>Pour gagner notre libération, nous devons renforcer nos capacités politiques. 

Renforcer nos capacités politiques, c’est embrasser dans la mobilisation des couches toujours plus larges de travailleurs, salariés, exploités et rejetés aux périphéries de la classe salariée.

Renforcer nos capacités politiques de classe, c’est rompre avec le conservatisme contestataire des directions politiques et syndicales réformistes pour fixer une ligne stratégique offensive, en cohérence avec l’ensemble des mesures satisferont les besoins du peuple.

Renforcer nos capacités politiques, c’est structurer en contre-pouvoirs et en institutions au potentiel révolutionnaire le mouvement de lutte, fédérer ces contre-pouvoirs dans tous les secteurs d’activité, à toutes les échelles territoriales, dans le secteur privé, comme dans le secteur d’État !

Renforcer nos capacités politiques, c’est constituer un pouvoir politique contre le pouvoir d’État de la bourgeoisie, c’est constituer le prolétariat et les différentes couches exploitées en classe dominante pour détruire les conditions de reproduction des inégalités sociales et des rapports marchands.

Nous voulons intéresser à notre projet de libération toutes les couches du peuple qui ne peuvent avoir intérêt direct et réel au maintien du régime d’exploitation et d’oppression actuel.

Parmi ces couches de la population, il faut nous intéresser aux catégories prolétariennes des forces de police et des forces armées de l’État bourgeois.

Le rapport entre le mouvement de lutte du prolétariat dans son ensemble et la Police ne peut se résumer en de simples accrochages et échanges de bons procédés à l’aide de caillasse et grenades assourdissantes.

Nous ne déplorons certainement pas l’attitude plus belliqueuse des activistes autonomes et apparentés cherchant, en tête de manifestation, à en découdre avec des forces policières toujours plus oppressantes.

Nous relevons la signification politique du développement d’un bloc noir. Une partie de la jeunesse militante cherche à dépasser le cadre convenu des manifestations habituelles.

Réjouissons-nous que l’idéologie légaliste et pacifiste de l’extrême gauche la plus opportuniste perde du terrain au profit d’une volonté combattive, d’un esprit d’initiative nouveau.

Réjouissons-nous. La période qui est ouverte avec son lot d’attaques sans précédent contre les droits ouvriers appelle une réponse à la hauteur. La réponse haute de la classe salariée appelle des trempes d’un nouveau genre. Le mouvement a besoin de militants sans crainte.

Quand les policiers, CRS  et gendarmes mobiles doivent essuyer placidement les frappes des militants qui refusent d’être contraints dans leurs faits et gestes par le bras armé de l’État, ils ne font « que leur travail ». Quand ces agents de l’État suivent les ordres de leurs supérieurs pour charger et riposter au gaz ou à coups de grenades assourdissantes, ces agents « ne font que leur travail ».

L’ouvrier de la métallurgie qui fabrique les rafales de Dassault utilisées par les impérialismes français ou saoudien pour leur guerre de rapine aussi ne fait que son travail, de même chacun des salariés et fonctionnaires qui se soumettent au devoir de réserve et au lien de subordination avec son employeur.

Sans le prolétariat, la bourgeoisie ne pourrait plus rien. Ni se nourrir, ni se transporter, ni se loger, ni se divertir, ni se défendre !

Et tant que le prolétariat se soumet à l’autorité de la bourgeoisie, capitaliste, propriétaire ou bourgeoisie d’État, alors le prolétariat représente pour lui-même, le principal outil d’oppression.

 

Comme dans l’entreprise propriété d’un patron ou d’un groupe d’actionnaires, dans l’établissement de service public, comme dans la fonction publique, nous devons souffler le souffle de la révolte et de l’insubordination des travailleurs, des exploités, du prolétariat à l’égard de leurs hiérarchies bourgeoises.

Est prolétaire celui qui tire ses moyens d’existence de la vente de sa force de travail. La force de travail est vendue aux capitalistes individuels comme aux capitalistes collectifs, au patronat comme à l’État patronal !

Est prolétaire celui qui aujourd’hui dispose d’un revenu s’approchant du revenu national moyen et qui dans la chaîne de commandement industriel, administratif et militaire se situe plutôt en bas qu’en haut.

Le simple flic est un prolétaire en uniforme, comme le simple soldat, comme le contrôleur SNCF et RATP, comme l’agent de sécurité de supermarché et comme le pion du lycée.

Pour gagner la Révolution, nous devons développer des moyens de défense autonomes face à la Police et à l’armée de l’État. Nous devons constituer des comités de défense armés pour mettre la bourgeoisie dans l’impossibilité de faire exécuter sa volonté répressive.

Il faut reconnaître le rapport de force inévitable et nécessaire entre les forces armées subordonnées à l’État et le mouvement prolétaire autonome.

Mais malgré la violence du conflit entre les deux forces agissantes, nous nous adressons aux prolétaires de la police et de l’armée pour rompre les rangs, désobéir aux ordres d’en haut et renverser la hiérarchie établie.

Nous ne pouvons confondre en aucun cas le policier et le militaire issu de la classe ouvrière et du petit peuple, payé à 1500 euros et l’officier sorti des grandes écoles et poussé par son milieu versaillais pour maintenir les anciens privilèges de classe. Pour l’issu du conflit de classe, il serait criminel de confondre l’institution de l’État bourgeois et ses différents agents opprimés et exploités.

Il faut rappeler la solidarité d’intérêt qui lie inexorablement les travailleurs entre eux, au-delà des fonctions que l’ordre bourgeois dominant veut nous fait encore jouer. Il faut chercher à rallier derrière nous plutôt qu’exclure et rejeter dans les bras de la réaction les couches et éléments populaires.

À ceux qui ne sont pas convaincus par l’identité de classe entre l’exécutant de la police et de l’armée et tous les exécutants du prolétariat d’industrie, nous pouvons rappeler autre chose.

Si nous sommes en guerre contre la bourgeoisie et son monde, si nous devons soutenir une lutte à mort contre la Police et l’Armée bourgeoise, alors nous devons, nous, mouvement militant et révolutionnaire, comme toute armée en guerre, user de l’arme de la propagande au sein des forces ennemies, pour démobiliser, démoraliser et affaiblir les convictions de l’adversaire.

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Tue, 05 Jul 2016 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-241.html
<![CDATA[Après la journée du 14 juin, préparons les nouveaux points forts des 23 et 28 juin !]]>Ne lâchons rien de rien ! 

Le gouvernement ne veut pas lâcher. Nous ne lâchons pas non plus ! Le gouvernement est haï.

Le gouvernement interdisait les manifestations avec son État d’urgence. Nous avons manifesté.

Le gouvernement réprimait les manifestants au gaz, aux grenades assourdissantes et aux tirs de flash bal. Nous avons été de plus en plus nombreux à chaque nouveau rendez-vous.

Le gouvernement cherchait à nous faire peur avec ses procès à charge contre des camarades syndicalistes, avec l’assignation à résidence préventive d’autres militants, avec le bruit assourdissant de ses hélicoptères à 100 mètres au-dessus des manifestants. Depuis trois mois, nous sommes mobilisés. Nous sommes plus nombreux de mois en mois et de manifestation en manifestation.

Le gouvernement mentait encore au soir de la manifestation du 14 juin. Il disait que nous étions 80 000 manifestants à Paris alors que nous étions près de 400 000.

Par ce dernier mensonge, Valls et Cazeneuve pensent-ils vraiment nous taper au moral ? Ce n’est pas le moment de lâcher ! Chacun de leur nouveau mensonge nous donne plus de raison de combattre ces félons.

Si la Police était renseignée ou si la Police renseignait bien son ministre, alors ce gouvernement saurait qu’il se passe quelque chose dans le pays qui présage de grandes surprises.

Le gouvernement est-il bien renseigné ? Le gouvernement Valls restera dans l’histoire comme le gouvernement du basculement vers une période de difficiles tumultes.

Des journalistes réduisent parfois l’opposition dans le pays en une querelle d’égo entre Valls et Martinez.

Derrière Valls, nous avons Gattaz qui exulte, nous avons les représentants des trusts de la Finance, nous avons les amis personnels de Hollande, les Pinault et autres oligarques, nous avons la bourgeoisie moyenne et petite qui râle du dérangement causé par les grèves.

Mais derrière la figure de Martinez, il faut voire tout une avant garde qui se remobilise dans la durée en faisant grève et en bloquant les entreprises, en barrant les routes et l’accès aux zones industrielles. Il faut voir une nouvelle génération de militants qui s’engagent et une vieille garde qui reprend courage et prend ses aises.

Beaucoup plus significatifs encore. Des idées réapparaissent largement. Pas seulement celle de la grève générale et de la lutte des classes. Mais celle du vieux socialisme !

Dans les Assemblées populaires de Nuit Debout à Paris, la perspective d’abolition de la propriété privée des moyens de production et d’échange est applaudie par plusieurs milliers de personnes à chaque fois que défendue.

Les idées de « socialisation », « autogestion » ou « gestion collective », « gestion directe », « expropriation », nous les retrouvons non seulement dans les tracts et affiches des groupes anarchistes, mais nous les retrouvons imprimés maintenant sur certains tracts syndicaux de Sud solidaires ou de la Cgt.

Les idées vont faire leur chemin.

Avec ces idées, des milliers de militants vont réarmer la classe salariée avec un projet positif.

C’est le projet d’une libération de la classe salariée qui doit nous motiver à aller de l’avant, à tenir bon, à conserver toute l’énergie nécessaire pour continuer le travail de discussion et d’agitation, à organiser les collègues dans les syndicats et en fractions combattives à l’intérieur des syndicats.

Après la journée du 14 juin, nous préparons les journées des jeudi 23 et mardi 28 juin.

Ces dates doivent rythmer la mobilisation dans les différents secteurs du travail, indiquer les points de jonction pour des journées de grève générale, pour des journées mortes de tout commerce et de toute activité marchande.

Après ces premiers coups d’essai, nous serons plus forts. Nous continuons la lutte. Nous continuons contre ce gouvernement et contre tous les gouvernements patronaux de chaque entreprise. Entre le patron individuel et le gouvernement central, de l’État, le lien est direct. C’est le lien de classe.

Quelle que soit l’issue du conflit d’ici la fin de l’été, nous ne sortirons pas défaits !

Nous faisons notre éducation politique. Nous nous organisons. Nous ressoudons des liens de communauté contre l’État capitaliste.

Si le gouvernement ne laisse aucune ouverture, la nécessité révolutionnaire s’imposera à la classe salariée comme la seule solution et elle s’imposera surtout comme une solution pratique et immédiate.

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Sun, 19 Jun 2016 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-240.html
<![CDATA[Jusqu’au bout !]]>Le mouvement contre la loi Travail doit s’amplifier.

Nous ne pouvons pas laisser les mains libres aux représentants directs des intérêts de la Finance et des oligarchies bourgeoises.

Oui, les manifestations et la dynamique de grève engagée dans les raffineries et dans les transports ne fait pas flancher le gouvernement. Nous continuerons donc l’effort !

Pour Manuel Valls,  «sa responsabilité, c’est d’aller jusqu’au bout », nous annonçait-il samedi dernier dans Le Parisien.

Et notre responsabilité ?

C’est d’aller jusqu’au bout pareillement ! Contre la loi Travail, pour faire retirer cette loi, sans condition !

Pas de négociation possible, pas de donnant-donnant possible sur la base de ce texte qui est dicté par le patronat pour casser tous les droits ouvriers.

Ce n’est pas en augmentant le temps de travail que nous allons sauvegarder ou créer des emplois !

Pour créer des emplois, il faut baisser le temps de travail avec toutes les embauches correspondantes !

Ce n’est pas en baissant nos salaires que nous allons doper la croissance économique au profit des salariés ou encourager les investissements vers les services et biens de consommation à la population !

Pour que les besoins du peuple soient satisfaits, il faut augmenter les salaires et faire les choix industriels, de formation et de répartition de la main-d’œuvre qui permettent de produire en fonction de la demande.

Aujourd’hui, la demande est prisonnière du marché capitaliste, c’est à dire des rapports d’exploitation qui la conditionne. Le patronat réduit la demande solvable du salariat en cherchant à baisser les salaires,  puis chaque entreprise corrige ses investissements en fonction de la baisse des capacités d’achat de la population.

C’est ainsi que le chômage augmente alors que le taux d’utilisation des machines, moyens de transport et infrastructures baisse, et qu’une majorité du peuple voit ses conditions de vie se dégrader !

Voilà toute la logique débile de l’économie capitaliste !

Pourquoi accepter cette logique ?

Nous ne pouvons l’accepter ! Cette logique heurte tout le sens du progrès social et humain !

Dans une économie orientée vers la satisfaction des besoins humains, la minorité capitaliste ne pourrait faire travailler autrui pour ses propres fins d’accumulation, elle ne pourrait spéculer sur cette pénurie organisée pour soumettre toujours plus serré la masse salariée.

Nous voulons détruire cette économie capitaliste ! Nous voulons détruire les rapports de classe ! Nous voulons l’égalité sociale ! Nous voulons la maîtrise collective et sociale de nos modes de production pour satisfaire les besoins individuels que la société est propre à satisfaire.

Nous voulons le retrait immédiat de cette loi Travail !

Nous allons continuer la mobilisation ! Il faut élargir la mobilisation toujours plus ! Engager dans la grève les salariés de nouveaux secteurs, de nouvelles entreprises ! Il faut massifier le mouvement gréviste et les manifestations !

Il faut engager la lutte contre ce gouvernement Valls et en même temps contre nos employeurs directs qui méprisent nos personnes, notre vie de famille, nos aspirations, notre santé, l’intérêt des consommateurs.

Chaque journée d’action nationale doit être l’occasion de nouvelles mobilisations à l’échelle de l’entreprise et de chaque groupe d’entreprises pour gagner des embauches et une baisse du temps de travail, des augmentations de salaire, une gestion autonome du travail, par les travailleurs, une maîtrise des choix de production.

Chaque journée d’action nationale doit être l’occasion de défier l’Autorité patronale en faisant nos assemblées de salariés dans le but de nous fédérer, par filières, branches d’activité et grands secteurs économiques, et afin de prendre tout pouvoir de gestion dans la production et le travail.

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Sun, 29 May 2016 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-239.html
<![CDATA[En grève le 26 mai !]]>Ce n’est pas le premier jour de mobilisation, ce n’est pas le dernier !

Jeudi prochain, il faut s’engager plus nombreux dans le mouvement de grève et de manifestation, de blocage des axes routiers et des transports, des marchandises et de la production !

Le gouvernement a encore radicalisé sa loi. Il liquide le CDI et toutes les protections légales contre les licenciements abusifs. 

C’est exactement ce que cette nouvelle loi affirme quand elle dit que les entreprises pourront motiver un licenciement économique sur la base d’un à quatre trimestres de baisse du chiffre d’affaire ou de baisse des commandes, selon la taille de l’entreprise.

Le patronat pourra déguiser tous les licenciements abusifs et réprimer l’action syndicale sans plus aucune retenue. Les employeurs sortiront à chaque coup leurs comptes bidouillés de leurs comptables soumis pour expliquer une baisse d’activité.

Avec la loi Travail, la sécurité de l’emploi n’existe plus. C’est la précarité, c’est la paupérisation de la classe ouvrière.  Avec la classe ouvrière paupérisée, toutes les couches salariées, toutes les couches du peuple seront précarisées.

La pression augmentera sur les cadres. C’est les vases communicants. Le malheur des uns fera accroître le malheur sur les couches qui jusqu’alors étaient relativement épargnés par les fureurs patronales.

Les seuls à tirer leur épingle du jeu de la logique que veut exacerber la loi Travail, c’est la Finance, les capitalistes, les propriétaires du Capital qui vivent de leurs rentes et du travail du prolétaire.

Les fonctionnaires ne sont pas à l’abri. Ils doivent entrer en lutte. Leur emploi n’est pas mieux protégé d’un prochain décret gouvernemental !

À tous ! Nous ne vivons pas en vase clos. Le malheur qui frappe nos collègues d’à côté, il se retourne contre nous plus vite qu’on ne le croit.

Le tort fait à un seul est un tort fait à tous !

Si les accords d’entreprise permettront de déroger aux accords de branche, ne dites pas, dans mon entreprise, nous savons y faire et nous ne craignons rien !

Si les accords les plus pourris sont signés dans certaines entreprises d’une branche, ce sont ces entreprises qui feront référence. La concurrence s’accroîtra et s’imposera aux autres entreprises. Déjà dans le bâtiment ou les transports, comment lutter face à des entreprises qui embauchent la main d’œuvre étrangère et sous payée ?

Avec la loi Travail, notre situation devient semblable à celle des immigrés irréguliers. Leurs conditions s’imposent à tous.

Maintenant, en avant !

Les dockers, les camionneurs des raffineries savent bloquer. Il faut suivre leur exemple. Ils sont partis en reconductible dans les raffineries. Ils ne doivent pas rester isolés.

Grève, grève, grève !

Le gouvernement menace de faire appel aux forces de l’ordre pour débloquer !

Qu’ils commandent encore !

Prenons les dispositions pour neutraliser les attaques de la police ! Nous aussi nous pouvons nous casquer, nous munir de matraques, et lancer des grenades !

Grève dans les forces de l’ordre ! Les armes doivent servir au peuple.

Le gouvernement impose ses lois par décret. Nous avons une dictature. Elle est au service du patronat qui s’enrichit en nous menant à la ruine.

La réponse de la communauté salariée face au pouvoir de dictature doit être à la hauteur. Ou bien rien a changé depuis l’époque des rois de droit divin. Le Capital tient lieu d’inspiration pour Valls et son gouvernement.

Le Capital doit-il tenir lieu de nouvel opium pour le peuple ?

Nous prendrons nos inspirations des révolutions précédentes qui ont détruit les vieilles idoles.

Il faut détruire la logique capitaliste. Il faut détruire l’idéologie du Capital. Il faut détruire l’Autorité patronale dans chacune de nos entreprises. Il faut détruire l’Autorité des élus et de leurs partis financés avec l’argent de la bourgeoisie.

Multiplions toutes les actions possibles ! Multiplions les comités d’action, les piquets de grève  et les groupes de défense ! Faisons monter la sauce, ce n’est pas fini !

Il faut des actions courageuses capables de dégripper les raisonnements et les sentiments de classe.

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Mon, 23 May 2016 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-238.html
<![CDATA[Bloquons les raffineries et les dépôts de carburants !]]>Dans la nuit de vendredi, les salariés de la raffinerie de Donges en Loire-Atlantique, la deuxième plus importante de France, ont voté l'arrêt la grève jusqu'au vendredi suivant. Ils ont de même voté l'arrêt de la production, qui ne pourra repartir qu'après 3 jours de remise en marche. Mais pour que le blocage soit efficace, l'accès au dépôt de carburant attenant à la raffinerie, contenant des millions de litres de réserve, doit être bloqué.

Dans la nuit de vendredi ce n'est donc pas moins de 150 personnes qui se sont retrouvé en pleine zone industrielle pour garder l'accès au dépôt, et élever de véritables barricades ! La détermination est forte, les CRS n'ont qu'a bien se tenir car un bel accueil leur est réservé !

Depuis vendredi soir, les équipes se relaient pour conserver sous bonne garde le dépôt, car l'énergie c'est le point névralgique de l'économie. Derrière les barrières de bois et les murs de parpaings se côtoient salariés de la raffinerie, ouvriers de la zone industrielle de Saint-Nazaire, salariés nantais en lutte, camarades de la ZAD, routiers, c'est tout le mouvement ouvrier et progressiste qui se met en marche !

L'appel des travailleurs de la raffinerie et clair : salariés de toutes les entreprises, entrez dans le mouvement ! Les AG avec le personnel doivent avoir lieu, la grève et les occupations doivent être votées, les actions de blocage doivent être organisées. La semaine qui vient sera décisive pour la suite des événements ! À Saint-Nazaire, de grandes actions sont déjà prévues pour la semaine à suivre.

À toi aussi l'appel s'adresse. Prends part à la lutte ! Toi qui habites dans l'ouest, vient relayer et soutenir les équipes de Donges sur place. Mais surtout construit la lutte chez toi ! Embrasons le pays entier.

Le pouvoir, c'est nous !

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Sat, 21 May 2016 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-237.html
<![CDATA[La #Plateforme2016 à Nuit Debout Paris]]>Depuis le début de l’occupation de la place de la République, des camarades se sont regroupés autour d’un projet de Plateforme. 

Des dizaines d'assemblées ont été organisées autours des propositions de la Plateforme2016 depuis le début avril en plus de nombreuses prises de parole dans les transports, et de sa diffusion à plus de 10 000 exemplaires .

Dimanche, l’Assemblée de Nuit Debout-Paris a retenu par vote et à plus de 90% trois propositions faites par la Commission Programme & Perspectives.

« Appel à la mobilisation contre le gouvernement, le Medef et son monde :

-pour l’embauche des 6 millions de chômeurs par la baisse du temps de travail à 25 heures par semaines

-l’augmentation des salaires et des retraites par le plafonnement des revenus à 6000 euros

-la gestion collective des entreprises par les travailleurs et consommateurs associés pour satisfaire les besoins sociaux selon les impératifs écologiques »

Les trois propositions seront donc défendues dans les jours qui viennent jusqu’à samedi, jour du vote de l’Assemblée.

Si les propositions étaient adoptées par la grande Assemblée de samedi, la Nuit Debout Paris aura fait un grand pas. Ainsi, les nuitdeboutistes auront fait le choix de s’adresser au large public salarié et travailleur en vue d’une mobilisation révolutionnaire, contre le régime de propriété, de domination et d’exploitation capitaliste !

Ci-joint l’intégralité de la plateforme, dans sa troisième version !

#PLATEFORME2016

•Embauche des 6 millions de chômeurs avec 1 embauche supplémentaire pour 4 salariés occupés

•Semaine des 25 heures et échelle mobile des heures de travail

•Augmentation du salaire minimum à 1500 € nets avec retraite, bourse étudiante et revenu minimum à 1200 €

•Transparence des salaires, égalité des salaires femmes/hommes et ouverture des comptes des entreprises

•Plafonnement des revenus à 4 fois le revenu minimum

•Gratuité de la santé, des transports régionaux, de l’instruction, de la formation professionnelle et ouverture de l’université à tous, sans condition d’âge ni de diplôme

•Réquisition des logements vides, abolition des loyers et garantie de la propriété d’usage du logement

•Expropriation des grandes fortunes, abolition de la propriété privée des moyens de production et d’échange et gestion directe et collective des entreprises

•Tout le pouvoir aux Assemblées des travailleurs/habitants en vue de planifier la production selon les besoins sociaux et les impératifs écologiques

•Élection des délégués selon des mandats impératifs avec droit de révocabilité permanent des Assemblées

•Libre Fédération nationale et internationale des unités industrielles, des régions et des communes d’habitants

•Naturalisation automatique de tous les résidents en France et coopération internationale des pouvoirs travailleurs contre le sous-développement, l’impérialisme et la guerre

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Wed, 11 May 2016 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-235.html
<![CDATA[Rejoignez-nous à la fête de Lutte Ouvrière !]]>Venez nous retrouver à Presles dans le Val d'Oise à l'occasion de la fête annuelle de Lutte Ouvrière.

Les camarades de l'ARS COMBAT y tiendront leur stand et animeront un forum le samedi 14 mai à 18.00, à la cité politique.

Ne ratez pas le rendez-vous !

Pour toutes informations complémentaires : www.fete.lutte-ouvriere.org

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Mon, 09 May 2016 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-236.html
<![CDATA[En grève et en manifestation le 1er et le 3 mai !]]>Le gouvernement n'en démord pas. Il veut passer sa loi, peu importe les sondages qui témoignent d'une opposition maximum de l'opinion.

Mais il ne suffit clairement pas que les sondages donnent raison à ceux qui sont debout contre le gouvernement et sa politique. Il faut encore que ceux qui sont contre le projet de loi se manifestent, dans leurs entreprises et dans les rues !

Deux mois de mobilisation n’ont pas encore eu raison contre le projet de loi du gouvernement.

Le gouvernement ne reculera pas s'il ne se confronte pas à une opposition radicale de toute la classe salariée, de l'immense majorité des travailleurs et de la jeunesse.

Nous avons en face un gouvernement déterminé, un gouvernement de combat en faveur des intérêts patronaux. Si Valls et Hollande osent le projet de loi Travail et persiste, c'est qu'ils pensent que l’opposition à la loi Travaille ne dépasseront pas les équipes syndicales traditionnelles et une frange minoritaire et radicalisée de la jeunesse.

Le gouvernement a tant confiance en sa stratégie qu’il pousse encore plus loin ses propositions de destruction de nos droits sociaux ! Ainsi veut-il permettre aux entreprises de licencier les salariés pour motif économique dès que l’entreprise peut justifier deux à quatre trimestres consécutifs de baisse des commandes ou du chiffre d’affaires, ou de deux trimestres consécutifs de pertes d’exploitation ! Le patronat fera ce qu’il veut avec les chiffres de sa comptabilité pour licencier et faire peser une menace de licenciement sur les gêneurs !

C’en serait donc littéralement fini du CDI ! Maintenant, selon la loi, c’est l’insécurité totale de l’emploi !

C'est le PS qui mène cette offensive sans précédent, le PS qui a le soutien assuré de l’appareil de la CFDT. Le PS qui a ses agents au sein de nombreuses fédérations syndicales, y compris à la CGT.

C’est toujours de la gauche bourgeoise que viennent les pires attaques, comme celles de Blair en Grande Bretagne et de Schröder en Allemagne.

Il faut faire mentir les pronostiques du gouvernement.

Le mouvement syndical est affaibli dans les entreprises ? Les responsables syndicaux sont compromis et abandonnent le combat avant toute tentative ? Les salariés ont trop peur du licenciement et du harcèlement hiérarchique pour bouger le petit doigt, faire grève et s’engager dans un mouvement contre le pouvoir en place ?

Mais il faut se battre ! Il faut rompre la passivité ! C’est parce que nous refusons d’avoir peur qu’il faut ressouder les rangs prolétaires ! C’est parce que nous ne voulons pas avoir à nous soumettre à l’arbitraire patronal que nous devons constituer des rapports de solidarité dans les entreprises et dans chaque service et confronter à l’autorité de l’employeur notre propre Autorité !

C’est quand les responsables syndicaux sont compromis et que la loi est votée contre nous ou que cette loi ne représente plus aucune protection contre la dégradation de nos conditions de travail et nos salaires qu’il faut renouer de toute urgence avec la méthode de l’action directe !

Il ne faut pas manquer de courage !

Nous devons mettre toute notre énergie dans la lutte contre le gouvernement.

Les occupations de place et les journées de grève et de manifestation séparées ne représentent que des veilles pour la mobilisation.

La mobilisation doit devenir générale. Lions le refus du projet de loi avec toutes les revendications que nous portons auprès de nos employeurs. Lions notre engagement contre le gouvernement avec notre mobilisation et notre organisation pour atteindre nos objectifs de base !

Nous devons prendre le maximum de pouvoir de gestion dans nos entreprises ! Nous devons accorder nos objectifs de lutte partiels avec les intérêts généraux de tous les travailleurs !

En grève dans les secteurs stratégiques ! En grève dans tous les secteurs !

Les transports doivent être bloqués ! Les chaînes de production doivent être arrêtées ! Les professeurs et leurs élèves doivent être dans la rue ! Les parents et les retraités, la jeunesse et les sans-emplois ! Tout le peuple en colère !

Faisons la démonstration en acte que nous refusons le projet de loi Travail !

Radicalisons les démonstrations ! Multiplions les barrages des routes et des autoroutes ! Comme pendant la dernière grève générale en Guadeloupe !

Rendons le pays ingouvernable ! Ce gouvernement des oligarchies milliardaires et des lobbies de la Finance n’est pas notre gouvernement ! Ôtons-lui tout droit de nous gouverner ! Refusons de nous soumettre à son autorité ! Faisons tomber ce gouvernement !

Chassons Hollande et sa clique de leurs trônes de l’Élysée et de Matignon !

Comme nous devons refuser l’autorité de tous les Présidents et actionnaires dans nos entreprises ! Nous voulons nous gouverner nous-mêmes !

Grève générale !

Nous voulons reprendre le travail à nos conditions !

Grève générale, pour s’assembler dans toutes les entreprises du pays et engager le plan de restructuration totale de notre pays !

En manifestation le 1er mai !

En rassemblement devant l’Assemblée nationale le 3 mai ! Nous opposerons notre assemblée face à celle de la bourgeoisie et de leurs commis !

Le rapport de force se construit. Reprenons confiance dans nos capacités collectives !

Sans le voiturier, le Président et ses ministres ne seront pas transportés ! Sans le cuisinier et le maître d’hôtel, ces gens ne seront pas restaurés ! Sans leurs femmes de ménage, les bureaux dorés de Hollande et de Valls deviendront des poubelles. Sans le policier, le Pouvoir ne sera pas protégé !

Collègues ! Camarades ! Organisons-nous ! Osons la victoire !

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Sat, 30 Apr 2016 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-230.html
<![CDATA[9 avril : Appel à la mobilisation !]]>Collègues,

Le projet de loi du gouvernement représente une attaque sans précédent contre les intérêts et droits de l'ensemble des salariés.

Le gouvernement veut donner tout pouvoir aux patrons pour augmenter le temps de travail et baisser les salaires en violant les accords collectifs de branche, de groupe ou en remettant en cause les contrats de travail de chacun, sous peine de licenciement !

Le gouvernement dit que toutes ces mesures sont utiles pour faire baisser le chômage et créer des emplois. C'est de la propagande mensongère.

En baissant les salaires, c'est la consommation des salariés qui va baisser. En augmentant le temps de travail, c'est les embauches qui seront réduites.

Tout ce que le gouvernement réussira à faire, c'est d'empirer nos conditions de travail et de vie.

Nous devons refuser tout net.

Nous disons plutôt : pour résoudre le problème du chômage, il faut répartir le temps de travail entre les actifs. Nous disons : baisser les salaires pour augmenter les revenus des plus riches, ça ne nous intéresse pas !

La ministre El Khomri dit ne pas vouloir laisser l'opinion guider la politique du gouvernement. Alors qui guide la politique du gouvernement ? Nous avons la réponse : c'est l'oligarchie capitaliste et son Medef.

Nous devons faire force. Le mouvement est engagé depuis un mois. Il faut venir le grandir.

Nous avons tous notre pierre à apporter.

Tous à la manifestation samedi !

Mobilisons-nous dans nos entreprises ! Réunissons-nous en assemblée générale ! Arrêtons le travail !

Toute la bourgeoisie et le grand patronat applaudissent aux mesures du gouvernement. Ces gens là voudraient aller encore plus loin dans la casse sociale.

Nous devons donc bloquer tous les intérêts patronaux !

En grève ! Toutes et tous à la manifestation de samedi !

Rejoignons en masse le mouvement !

Fédérons-nous ! Retrouvons-nous sur les places de nos villes en Assemblée pour développer la mobilisation !

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Thu, 07 Apr 2016 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-229.html