Retrouve les derniers communiqués de l'Alternative Révolutionnaire SocialisteARS-Combat.fr - Actualités<![CDATA[Ce qu’il faut attendre du président Hollande...]]>François Hollande a remporté la deuxième manche des élections présidentielles. A 51,63% ; une courte majorité des électeurs a accordé sa préférence pour le candidat du « changement », du « rassemblement  des français » et de la « justice ». Nicolas Sarkozy qui s’était vanté de n’avoir jamais « cédé à la rue » doit laisser la place.

Les travailleurs ne pleurerons pas le départ de cet escroc qui a favorisé l’enrichissement de quelques-uns au dépend de la masse des contribuables, cet escroc responsable du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, de la dégradation des services publics, responsable d’une nouvelle réforme des retraites qui appauvri les pensionnaires en ne garantissant aucun emploi aux seniors, responsable de la baisse du pouvoir d’achat de la majorité salariée, responsable de l’explosion de la dette de l’Etat, responsable d’un taux de chômage qui continue toujours sa progression.

Depuis les cinq dernières années, Sarkozy est Président, et la majorité qu’il dirigeait était aux affaires, au gouvernement, à l’Assemblée nationale, au sénat. Cette majorité porte la responsabilité de la situation. Crise ou pas crise, cinq années suffisent pour faire ses preuves. Aucune excuse.

Cinq années, c’est beaucoup plus qu’il n’en faudrait pour nationaliser les banques et diriger les investissements vers les secteurs de production utiles ou pour décréter l’intégration de tous les chômeurs aux entreprises du pays !

Sarkozy a fait un sale boulot.

Mais que pouvons-nous attendre de Monsieur Hollande ?

Pouvons-nous attendre quelque chose de bon pour les salariés, les ouvriers et techniciens des industries, les employés des services, les travailleurs indépendants, la grande majorité du peuple. Devant le Sarkozy pourfendeur de « l’égalitarisme et du multiculturalisme » Hollande peut rassurer.

Mais les mesures du programme de François Hollande sont-elles à même de répondre aux besoins du peuple ? Permettront-elles d’assurer à chaque chômeur un travail, à la majorité des salariés, aux ouvriers, paysans et artisans retraités, aux handicapés, à la jeunesse étudiante une augmentation conséquente de leurs revenus ? Permettront-elles de garantir la liberté d’accès aux services publics de santé, pour tous, aux services d’assistance gratuites, pour les personnes âgées ? Permettront-elles d’assurer à chacun la possibilité d’exprimer ses vues, de participer à la vie économique dans l’entreprise, à la vie politique du pays, de décider de notre avenir commun ?

Pas le moins du monde !

François Hollande s’est engagé sur quelques mesures qui contrastent avec celles prises par le président sortant. La baisse de rémunération de 30% du président et de ses ministres est une de ses mesures, comme celle qui vise à augmenter quelque peu la contribution des plus riches pour combler les déficits publics.

Mais les éléments qui visent l’  « exemplarité » à la tête de l’Etat et qui tentent de justifier la « liberté à l’égard des puissances de l’argent » du projet socialiste sont tellement en dessous des mesures nécessaires pour régler les problèmes !

Le Parti Socialiste reviendra t’il sur la politique privatisation des gouvernements de gauche et de droite précédents ? Reviendra t’il sur les dispositifs d’assouplissement de la loi des 35 heures ? Reviendra t’il sur la dernière réforme des retraites, sur la loi d’autonomie des universités et le pouvoir laissé aux présidents des université pour faire exploser les frais d’inscription ?

Rien du tout !

La posture de François Hollande et du Parti socialiste vise le « rassemblement des français ». Le dialogue social est « une priorité de mon projet présidentiel et un pilier de la méthode de gouvernement qui sera la mienne » écrivait-il aux syndicats à la veille du premier mai. Mais pourquoi le rassemblement ? Pourquoi le dialogue social ?

« Il n’y a pas deux France » nous assure le nouveau président ! Derrière la phrase, nous savons ce qui se trame.

Le projet du PS n’est pas de satisfaire les besoins du peuple, mais d’apaiser les tensions sociales, de désamorcer, à l’avance, le conflit entre les travailleurs et leurs exploiteurs. Contrairement à la méthode de Sarkozy qui entendait faire peu de cas des « corps intermédiaires », Hollande cherche à se les mettre dans la poche. Les directions de la CFTC et de la CFDT paraissent déjà acquises au candidat socialiste. Et lorsque les syndicats multiplient les déclarations optimistes sur la victoire de Hollande quand, au même moment, Laurence Parisot, pour le Medef, adresse au nouveau président ses « sincères félicitations », ce n’est rien de bon qui s’annonce.

Au nom des valeurs de la République, tant et tant de fois répétées durant la campagne, l’équipe du PS est sans doute la mieux à même de garantir des relations pacifiées entre partenaires sociaux, entre patrons et les dirigeants des syndicats affaiblis. Un pas en avant pour deux pas en arrière, ce sera la politique du nouveau pouvoir pour rallier les syndicats et poursuivre le plan d’attaques capitalistes contres les droits des travailleurs.

Oui ! C’est à de nouvelles attaques qu’il faut se préparer au nom de la compétitivité de notre économie et de l’assainissement des finances publiques.

Nous n’avons rien à attendre de Hollande et d’une possible majorité socialiste. Absolument rien. Toutes les mesures un tant soit peu progressistes des prochains mois s’inscrivent dans un stratagème pensé par nos nouveaux gestionnaires pour nous encourager à l’accalmie. La surprise des mauvais coups qui viendront juste après en sera d’autant plus forte.

Ne nous laissons donc pas surprendre pour éviter une déroute !

Nous avons des ennemis de classe à la tête de l’Etat ! Les ennemis des travailleurs ! Les amis de la bourgeoisie ! Ne l’oublions pas, jamais ! Les petits cadeaux concédés aujourd’hui pour rallier une majorité électorale et pour nous « rassembler » doivent nous mettre en éveil.

Les méchants coups en traîtres vont bientôt venir.

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Mon, 14 May 2012 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-79.html
<![CDATA[De gauche ou de droite, aucun soutien aux candidats du capital !]]>Du point de vue des intérêts populaires, la politique du Président sortant, c’est la faillite. Le candidat de l’UMP inscrit les propositions de son nouveau programme dans la continuité de la politique suivie par les derniers gouvernements.

Nicolas Sarkozy dit ouvertement vouloir imposer les accords de compétitivité pour baisser nos salaires et augmenter notre temps de travail. Il défend « sans mentir » l’augmentation des taxes à la consommation au nom de sa politique anti-délocalisation.

Il peut s’enorgueillir de ses compétences ! Mais s’il en a, il les utilise au service des grandes fortunes du pays.

Nous disons ; aucune voix pour le Président sortant ! Aucune voix pour le candidat Sarkozy !

Face à lui, le candidat du Parti Socialiste. Depuis 2002, le PS est exclu du gouvernement. Mais est-ce à dire que le Parti Socialiste aurait fait une politique plus favorable à la classe salariée ces dernières années ? Aucun élément ne permet de le croire. N’est ce pas le gouvernement dirigé par Lionel Jospin qui, entre 1997 et 2002, a engagé les plans de privatisation de la plupart de nos services publics, n’est ce pas lui qui a poursuivi une autre politique de rigueur salariale en contrepartie du passage aux 35 heures Aubry ?

Aujourd’hui, François Hollande n’ose même pas s’engager sérieusement sur une revalorisation du salaire minimum ! Toutes les réformes de Sarkozy et de ses gouvernements seront enterrinées, sur les retraites ou sur la loi d’autonomie des universités.

Hollande promet de faire contribuer les plus riches pour rembourser les dettes de l’Etat. Car il voudrait que les plus grandes fortunes « montrent l’exemple », comme aux Etats-unis ! Mais qui paiera pour la politique de Monsieur Hollande faite d’exonérations sociales aux entreprises et de subventions aux « entreprises offensives à l’exportation » ? L’oligarchie milliardaire ? Qu’est ce que Monsieur Hollande oppose aux différentes magouilles fiscales de l’oligarchie ? Les discours de Monsieur Hollande autour de la justice, c’est du vent ! C’est comment rendre acceptable pour le peuple son exploitation et l’œuvre d’extorsion des banques et de leurs actionnaires sur les contribuables.

Considérant que les deux candidats présents au second tour de l’élection présidentielle, François Hollande et Nicolas Sarkozy, ne se sont engagé sur aucune mesure capable d’améliorer significativement les conditions des travailleurs et de la majorité du peuple, que les candidats de l’UMP et du PS inscrivent obstinément leur politique dans le cadre du régime du profit et du marché, et par là, se résigneront à faire appliquer les plans de casse que souhaitent la Finance et la bourgeoisie, les travailleurs conscients, tous ceux qui refusent d’être exploité politiquement par la classe exploiteuse, tous ceux là peuvent s’abstenir, sans regret.

De gauche ou de droite, aucun soutien aux candidats du Capital !

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Fri, 04 May 2012 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-78.html
<![CDATA[Manifestation du 1er mai ! Le « vrai travail », c’est nous ! Pas celui des spéculateurs !]]>Nous appelons toute la classe salariée, l’ensemble des travailleurs du pays à se joindre aux cortèges des syndicats. Il faut répondre, nombreux, à la provocation de Sarkozy qui est une tentative d’OPA patronale sur ce jour du 1er mai. Le 1er mai est la fête centenaire des travailleurs du monde entier qui trouve son origine dans la lutte des ouvriers américains pour la journée de 8 heures.

La fête des travailleurs n’est pas la fête du « travailler plus pour gagner toujours moins », ce n’est pas la fête des capitalistes et de leurs laquais qui sont directement intéressé à l’exploitation et la surexploitation des travailleurs ! La fête des travailleurs c’est la fête des travailleurs en lutte pour leur émancipation !

Ouvriers d’industrie, employés des services, techniciens, ingénieurs, cadres et fonctionnaires sous payés, travailleurs indépendants et auto-entrepreneurs, retraités, travailleurs sans emploi, parents, lycéens et étudiants, apprentis, à tout le peuple, nous disons : assurons notre présence massive dans les rues !

Témoignons notre refus des plans de rigueur que le grand patronat et ses futures ministres du gouvernement préparent !

Refusons le plan de Sarkozy qui entend nous imposer ses accords de compétitivité pour baisser nos salaires !

Refusons les politiques de l’emploi qui se résument, du côté du candidat de droite comme du candidat de gauche, à accorder de nouvelles exonérations de cotisations sociales aux capitalistes, à confisquer aux travailleurs et aux caisses de la sécurité sociale une part toujours plus importante de notre salaire socialisé !

Pour le peuple travailleur, l’alternative à Sarkozy et à son gouvernement, ce n’est pas Hollande !

L’alternative à la politique de régression voulu par le patronat, c’est une alternative de rupture définitive avec le régime de concurrence et du profit capitaliste.

Imposons l’augmentation des salaires et le smic à 1500 euros nets par la réduction des salaires et des revenus de 1à 4 !

Imposons l’embauche de l’ensemble des chômeurs par la répartition du temps de travail !

Fixons à 25 heures la durée hebdomadaire moyenne du travail !

Imposons notre pouvoir autonome dans les entreprises, sur l’organisation du travail, les embauches, la formation professionnelle et les investissements !

Il faut arracher à la minorité capitaliste la dictature sur les entreprises et la société !

Expropriation des actionnaires ! Expropriation des grandes fortunes ! Tout ce qu’ils ont, ils l’ont volé !

Imposons notre contrôle central sur la production et la distribution !

Socialisation des banques et des secteurs clés de l’économie !

Nous, travailleurs, nous, la majorité du peuple, nous devons prendre le pouvoir de décision, imposons nos centres de pouvoir dans chacune de nos entreprises, dans chaque commune, dans le pays tout entier ! Nous devons constituer notre propre gouvernement !

Nous devons nous mobiliser pour une révolution socialiste !

VIVE LE PREMIER MAI 2012 !

VIVE LA RENAISSANCE DU MOUVEMENT DE LIBÉRATION SALARIÉE, POUR UN CHANGEMENT SOCIALISTE, MAINTENANT, POUR LE COMMUNISME !

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Sun, 29 Apr 2012 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-77.html
<![CDATA[De droite, d’extrême droite ou de gauche, arrêtons de croire les candidats du capital !]]>Des millions de travailleurs parmi les 27% d’électeurs qui ont donné leurs voix au Président sortant continuent à croire que Sarkozy est le mieux à même de les protéger contre les conséquences de la crise européenne et mondiale. Ils pensent que les mesures d’austérité et de régression sociale qui ont été accomplies par les gouvernements du dernier quinquennat présidentiel nous ont sauvé de la faillite et que les prochaines réformes du marché du travail sont encore nécessaires pour éviter, à l’avenir, la mise en place de plans encore plus drastiques, contre notre « modèle social ».

Ceux qui ont appuyé le candidat du Parti Socialiste ont exprimé de leur côté le rejet du candidat sortant, de sa personnalité, de son outrance à servir les intérêts des plus riches et parmi eux, ceux de la clique des milliardaires du Fouquet’s. Mais les électeurs de Hollande pensent toujours nécessaire d’accepter les plans d’austérité que nous dictent les banques, compagnies d’assurances et fonds de pension et d’investissement privés. Le Parti Socialiste se risque seulement à proposer d’élever quelque peu la participation financière de l’élite aux efforts engagés.

Ceux donc, qui ont voté pour les candidats de l’UMP, du PS ou du Modem croient que leur niveau de vie ne se dégradera pas trop vite, si nous nous résignons à accepter le chantage patronal. Nos intérêts concorderaient avec ceux du grand Capital.

De leur côté, les travailleurs qui ont voté pour Marine Le Pen imaginent que leur pouvoir d’achat et nos emplois pourraient être protégés par l’Etat s’il suivait une politique protectionniste dirigé contre la concurrence « déloyale », des entreprises étrangères et des travailleurs étrangers. Les orientations du FN ne concordent pas avec les intérêts présents des plus grands groupes capitalistes français leaders à l’international. Mais ils ne concordent évidemment en rien avec les intérêts des travailleurs puisque le régime d’exploitation des salariés par une minorité est maintenu, puisque le régime de concurrence capitaliste est maintenu, à la fois entre les travailleurs et entre les entreprises !

De fait, une majorité de travailleurs, la grande majorité des travailleurs est dans l’erreur.

Une majorité des électeurs veut toujours faire confiance aux candidats traditionnels de l’élite bourgeoise, le PS, l’UMP, le Modem ou les Verts, dont les candidats regroupent plus de 67% des suffrages exprimés. Et les 18 % des travailleurs-électeurs qui ont donné leur suffrage à Le Pen cherche également du côté de la bourgeoisie une alternative compatible avec le système du marché et du profit.

Mais il n’ y a aucune solution à nos problèmes du côté des tenants du régime du profit et du marché ! Il n’y aura pas de solution viable sans une rupture nette avec le régime de propriété bourgeois !

En France ou ailleurs, le problème n’est pas que nous ne travaillons pas assez, le problème n’est pas que nos salaires sont trop élevés !

Le problème c’est l’inégalité dans la répartition des richesses et l’incohérence dans la distribution du travail, l’incohérence dans la gestion de la production nationale et internationale qui résulte de l’incapacité de chaque direction d’entreprise et de chaque gouvernement à penser collectif !

Si nous ne sommes pas d’accord pour socialiser banques et grandes entreprises, si nous ne nous sommes pas d’accord pour exproprier de leurs fortunes l’élite industrielle et financière, nous acceptons la dictature du Capital qui investira là où ses profits sont les plus élevés, là où les travailleurs et le peuple n’ont plus d’autres choix que d’accepter la vie d’esclaves dans les nouveaux bagnes industriels.

La course au profit est folle et nous mène droit à une succession de catastrophes sociales et écologiques.

En dehors de notre mobilisation syndicale et révolutionnaire, en dehors de notre volonté de transformation socialiste, nous ne connaissons pas de limite à la pression des actionnaires qui exigent toujours plus de sacrifice aux travailleurs des différents pays, les uns après les autres et les uns contre les autres.

Ni Sarkozy, ni Hollande ne feront rien pour enrayer la spirale infernale de régression que veut nous imposer les puissances capitalistes. Ces candidats sont des larbins, les larbins du Capital, des plus grandes fortunes, des milliardaires, de toutes leurs cliques d’obligés, de corrompus, de courtisans.

L’ensemble des travailleurs, des jeunes et des anciens qui ont voté pour les candidats de l’extrême-gauche, pour Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, ainsi que ceux qui ont voté pour Jean Luc Mélenchon ont témoigné par là leur volonté d’opposer aux programmes réactionnaires des partis bourgeois, les revendications ouvrières et populaires, la satisfaction des besoins essentiels de notre classe, qui ne peuvent se négocier.

Nous sommes donc 4,5 millions à vouloir représenter cette alternative aux partis des plus riches.

Derrière nous, c’est l’ensemble des travailleurs du pays, c’est la grande majorité du peuple qu’il faudra entraîner à la raison et à la lutte.

Face aux attaques du patronat et de son gouvernement, qu’il soit celui de la droite ou bien qu’il soit celui de la gauche, nous devrons effectivement entrer en résistance.

Les prochains plans de rigueur qui nous sont promis, les accords de compétitivité dont est ouvertement partisan Sarkozy peuvent apparaître encore choses abstraites. Mais quand il faudra nous défendre contre l’abaissement de nos salaires et la sauvegarde de nos emplois, il n’y aura plus de place pour les inepties de la propagande bourgeoise. Nous serons tous, côte à côte dans la lutte. C’est la politique de la bourgeoisie qui nous pousse à la bataille, nous tous, les travailleurs, toute la famille des travailleurs !

C’est les offensives patronales qui obligeront la grande majorité passive des électeurs salariés à se tourner vers leur avant garde, leurs camarades, les militants des syndicats et des autres organisations ouvrières, avec qui ils s’engageront en politique, avec qui ils participeront à la définition des objectifs de la lutte et avec qui ils trouveront les moyens de résoudre les problèmes sans ce laisser emprisonné par aucun cadre légal, aucune institution hérités du passé, aucune République !

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Mon, 23 Apr 2012 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-76.html
<![CDATA[Votez, faites votez pour les candidats ouvriers ! Soutien à Nathalie Arthaud et à Philippe Poutou  !]]>Face aux candidats d’extrême-droite, de droite et de la gauche bourgeoise, l’ARS-COMBAT appellent à soutenir les candidats qui représentent dans ces élections les intérêts de la classe salariée et de la majorité du peuple contre la loi du profit et la domination capitaliste sur l’ensemble de la société.

Pour l’augmentation des salaires, pour le salaire minimum à 1700 euros, pour le retour à une retraite pleine et entière à 60 ans, pour stopper les plans de licenciements, pour le maintien des emplois, pour la répartition du temps de travail et la baisse du temps de travail, pour un plan d’embauche dans les services publics, pour la réquisition du secteur de l’énergie, pour la socialisation du secteur bancaire, pour arrêter de payer les intérêts de la dette, nous appuyons le candidat ouvrier Philippe Poutou et la candidate communiste Nathalie Arthaud.

Avec eux, nous disons qu’il faudra une mobilisation d’ensemble des travailleurs qui saura s’affronter aux intérêts du capital.

C’est pour ce plan de lutte et de transformation sociale que nous devons faire bloc contre tous les autres candidats de la bourgeoisie qui cherchent à duper les électeurs pour nous imposer de nouveaux sacrifices au bénéfice des actionnaires des banques et des grands groupes industriels.

Mais les plans d’urgence qui sont avancées par les candidats de Lutte Ouvrière et du Nouveau Parti Anticapitaliste ne représentent que des premiers objectifs à atteindre pour le mouvement de libération salarié. Car la satisfaction de ces revendications appelle en effet une mobilisation révolutionnaire en vu d’assurer notre contrôle collectif sur l’ensemble des entreprises, sur la production et l’organisation du travail.

Les premières mesures de défense des intérêts travailleurs exigent, oui, une rupture avec l’ordre capitaliste. Et cela ne signifie rien d’autre que l’expropriation des principaux actionnaires, sans indemnité ni rachat pour empêcher la fuite des capitaux ou la grève des investissements, la socialisation de l’ensemble des secteur clés pour assurer le contrôle effectif de la collectivité des travailleurs-consommateurs sur notre économie. Les premières mesures des candidats d’extrême-gauche ne signifient rien d’autre qu’une révolution des travailleurs, cadre à la constitution d’un authentique pouvoir des travailleurs appuyé sur les comités d’entreprises et groupes de combat de la classe salariée.

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Fri, 20 Apr 2012 00:00:00 +0200http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-75.html
<![CDATA[Marche du dimanche 18 mars : Comment nous pouvons prendre les nouvelles Bastilles ?]]>Le succès annoncé de la candidature de Jean Luc Mélenchon à l’élection présidentielle marque le retour du réformisme social-démocrate sur la scène politique nationale.

En face de la couardise des organisations d’extrême-gauche et de leurs porte parole Philippe Poutou et Nathalie Artaud, le candidat du Front de gauche peut incarner sans difficulté l’aspiration à un changement radical.

Il suffit que Mélenchon évoque la « République sociale » et la « Commune », la « planification verte », le « droit de réquisition », la « fin des privilèges du capital » et le « droit du peuple à l’insurrection » pour qu’il semble larguer loin derrière, à droite, nos candidats d’extrême-gauche.

Car dans ces élections comme les précédentes, les candidats du NPA et de Lutte Ouvrière n’entendent pas représenter autre chose que « la lutte », réduite à son rôle contestataire et impuissant.

Le refus de poser la question de la prise du pouvoir par les travailleurs, du côté de l’extrême-gauche «économiste », laisse donc l’occasion à Mélenchon de marquer le caractère offensif de ses interventions. Lui veut revendiquer un débouché politique au mouvement social.

Quand Olivier Besancenot expliquait il y a quelques années « pouvoir » en refusant « le pouvoir », Mélenchon ne s’embarrasse pas des préjugés libertaires. Avec lui, c’est « prenez le pouvoir » !

Le programme du Front de gauche ne pose pas la question de la nécessaire transformation socialiste de la société. Mélenchon se garde de mettre en perspective la socialisation des principaux groupes industriels et commerciaux du pays. Le programme du Front de gauche propose la nationalisation « de banques et de compagnies d’assurance » et les entreprises qui ont été privatisées par le passé. Pas question d’exproprier les grands patrimoines. Pas question d’en finir avec la bourgeoisie dans son ensemble et sa main mise sur l’économie du pays.

La révolution de Mélenchon est citoyenne, pour une VIème République. Ce n’est pas la révolution socialiste, ce n’est pas la République des travailleurs et son gouvernement révolutionnaire.

Pourtant, en face des programmes de l’extrême-gauche, celui du Front de gauche ne paraît pas beaucoup moins avancé. Dans les programmes de Lutte Ouvrière ou du NPA, le secteur socialisé est toujours limité aux banques ou à l’énergie. Et c’est dans le programme du Front de gauche que nous trouvons la mesure de loin la plus radicale contre les inégalités sociales, la réduction des écarts de revenu de 1 à 20 !

Non, vraiment, ce n’est pas à l’aune des mesures avancées par les candidats d’extrême-gauche qu’ils peuvent réussir à accuser leur différence, à gauche d’un Mélenchon. Et c’est bien pour cela que nous pouvons dire que le candidat du Front de gauche, après avoir coupé l’herbe sous les pieds du NPA dès sa création, coupe l’herbe sous les pieds de toute l’extrême-gauche opportuniste de ne vouloir défendre clairement et publiquement le programme révolutionnaire.

Mais si l’extrême-gauche fait du réformisme social-démocrate sur le terrain électoral, elle n’en revendique pas encore la stratégie. Et c’est là que réside la différence essentielle entre Lutte Ouvrière ou le NPA et le Front de gauche et ses principales composantes.

Mélenchon est le candidat de la révolution citoyenne et de l’insurrection civique. Mélenchon est un réformiste. Il entend s’appuyer sur le vote des citoyens avant de s’appuyer sur le mouvement de la classe salariée.

Il accepte, à l’avance, de se soumettre à la légalité de l’ordre capitaliste. Il accepte, à l’avance, de respecter les institutions en place à la tête desquelles dominent les élites bourgeoises et leurs clientèles.

Pour faire appliquer les différentes mesures sociales et redistributives, écologiques et démocratiques du Front de gauche, un bras de fer avec l’oligarchie capitaliste est pourtant incontournable.

Au « smic à 1700 euros », à « une véritable réduction du temps de travail », au « revenu maximum fixé à 360 000 euros par an », l’oligarchie capitaliste répondra tout d’abord par la grève des investissements, la fuite des capitaux, l’inflation des prix.

Un programme de mesures sociales avancées ne peut être engagé avec succès, ni à l’échelle nationale, ni à l’échelle européenne, sans exproprier la classe capitaliste, sans lui ôter tout son pouvoir de nuisance, sans en finir avec son droit de propriété sur nos moyens d’existence.

Mais en admettant que notre nouveau gouvernement montagnard s’obstine dans son programme de gauche. Alors il devra engager un nouveau bras de fer, politique et in fine, armé, avec la bourgeoisie.

Tout en faisant mine de respecter la légalité démocratique, les grandes familles et leurs alliés parmi les notables et les hauts fonctionnaires agiront pour mobiliser la réaction. L’oligarchie milliardaire préparera le retour de ses serviteurs directs. La partie supérieure de la hiérarchie policière et militaire sera appelée à concocter d’obscures intrigues pour déstabiliser le nouveau gouvernement. La bourgeoisie qui continuera à dominer les institutions de la police et de la justice protégera les assassins des militants syndicalistes et ouvriers. Dans la clandestinité, la bourgeoisie frustrée dans ses ambitions, saura mobiliser les réseaux maffieux pour terroriser communistes et appuis des partis réformistes.

Dans ces conditions, se plier à la légalité bourgeoise, à la légitimité des institutions démocratiques élues et non élues, au monopole de l’Etat républicain sur la violence, c’est accepter de laisser désarmé la classe salariée, c’est laisser faire la réaction, paver la voie à son retour triomphant.

Il n’y a pas d’intérêt général qui puisse transcender les classes sociales antagonistes. Robespierre a été guillotiné.

Les candidats du réformisme socialiste restent prisonnier du mur de l’Argent pour se transformer en représentant ordinaire de la bourgeoisie quand ils veulent imposer le respect de la Loi. Mais s’ils acceptent la mobilisation révolutionnaire des masses comme recours nécessaire et seule voie de salut contre la bourgeoisie, le travail de préparation de la classe salarié à la révolution ne leur incombe pas.

Pour nous emparer des nouvelles Bastilles du pouvoir bourgeois, nous ne pouvons laisser aucune place aux illusions d’une transition de gauche, démocratique et pacifique. La Révolution contre les privilèges du capital sera celle des travailleurs. Les manifestations symboliques et le verbiage devra laisser place à l’insurrection du pays réel. Pour soumettre l’ennemi, l’insurrection devra s’armer au sens le plus propre du terme. Car à l’heure où les pays d’Europe s’enfoncent dans la crise, à l’heure où la concurrence entre nations s’exacerbent et les tensions impérialistes se ravivent, les mesures de progrès social et démocratique ne peuvent se défendre que dans le cadre d’un plan de réorganisation socialiste global de l’économie.

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Fri, 23 Mar 2012 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-74.html
<![CDATA[Travailleur sans emploi, ne reste pas isolé ! En lutte pour notre embauche !]]>Dans le pays, c’est toujours plus de chômage. Et les travailleurs sans emploi, c’est nous !

Nous sommes 3 millions de demandeurs d’emploi sans travail inscrits à Pôle Emploi. Mais avec tous ceux qui sont exclus des statistiques officielles, nous sommes près de 10 millions, en France, en âge et en capacité de travailler et qui ne travaillons pas.

Nous sommes près de 10 millions de vrais chômeurs !

Le patronat ferme les entreprises, multiplie les plans de licenciements. Ce n’est pas seulement le secteur de l’industrie qui est touchée. C’est dans tous les secteurs que le nombre d’offres d’emploi diminuent et dans chaque métier en particulier.

La gestion de l’économie est aujourd’hui subordonnée à la loi du profit et à celle de la concurrence. L’organisation capitaliste est incapable d’assurer à l’ensemble des salariés la satisfaction de ce besoin essentiel. Le besoin de travailler. Car nous avons seulement notre travail pour vivre.

NOUS VOULONS VIVRE DE NOTRE TRAVAIL. Mais notre droit au travail n’est pas respecté.

Les entreprises améliorent la productivité, mais pas pour augmenter les salaires ou pour baisser le temps de travail ! La productivité est améliorée seulement pour augmenter les profits. Avec les patrons, les robots et les caisses automatiques, c’est pour licencier.

Les politiciens de la droite et de la gauche bourgeoise qui sont soumis aux intérêts de la minorité milliardaire n’ont aucune solution au problème du chômage.

NOUS SI ! L’EXIGENCE D’UN EMPLOI POUR TOUS ET CHACUN, NOUS ENTENDONS DONC L’IMPOSER.

Un chômeur qui retrouve un emploi, c’est plus de richesses produites. Un chômeur en moins, c’est une charge en moins pour les travailleurs occupés qui paient les cotisations sociales.

NOTRE OBJECTIF ?

IMPOSER L’EMBAUCHE DES CHÔMEURS AU PATRONAT,

ORGANISER LES SALARIES POUR REPARTIR ET BAISSER LE TEMPS DE TRAVAIL, SANS DIMINUTION DE SALAIRE.

1 EMBAUCHE POUR 10 SALARIES, C’EST 3 MILLIONS DE CHÔMEURS EN MOINS !

REJOINS LE COMITE DE CHÔMEUR D’ÎLE DE FRANCE !

Prochaine réunion du comité de chômeur d’IDF, samedi 31 mars à 14.00, à la Bourse du travail de République, 3 rue du château d’eau, métro République.

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Tue, 20 Mar 2012 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-73.html
<![CDATA[Maintien de l’activité métallurgique ! Gouvernement des travailleurs ! Il faut une nouvelle révolution, celle des travailleurs]]>Sarkozy, Hollande, Bayrou ou Lepen jouent leur cirque électorale pour la présidentielle. Mais dans le réel, le patronat licencie et ferme nos usines.

Des solutions à nos problèmes, libéraux ou protectionnistes n’en ont guère. C’est le néant. Tous les candidats qui sont à genoux devant les capitalistes, leur loi du profit et leur droit de propriété sont des ennemis de ceux qui travaillent pour vivre, nous, la majorité salariée.

De gauche ou de droite, ils veulent bien solutionner les problèmes de la bourgeoisie et de leurs différentes fractions. Les problèmes de la majorité du peuple, le chômage, les salaires de misère, le mépris des hiérarchies patronales, les tracasseries administratives, l’insécurité, c’est le cadet de leurs soucis. Ils ne font qu’exploiter des thèmes électoraux pour tenter de se faire élire ou réélire. 

Ouvriers ! Nous sommes exploités, nous sommes licenciés. Qu’est ce qui nous distingue aujourd’hui de véritables esclaves ? Nous sommes les esclaves du Capital. Pour le patronat qui dirige, nous ne valons pas mieux que de la merde. 

Nous sommes tout puisque nous sommes les forces de production des richesses de la société. Mais nous sommes méprisés et pris pour des imbéciles parce que nous ne sommes pas encore organisés, parce que nous n’avons pas encore pris conscience de notre force collective. parce que nous considérons encore comme une utopie la possibilité d’exercer le pouvoir gouvernemental, par nous-mêmes et pour nous-mêmes, parce que nous nous apprêtons à voter en masse pour les politiciens du système .

Collègues ! On ne sera jamais mieux servi que par soi-même !

Le régime de l’exploitation doit prendre fin. L’escroquerie capitaliste doit vite se terminer. Après, c’est trop tard.

Après, Arcelor aura été liquidé. Après, tu viendras grossir le rangs des chômeurs de longue durée. Après, ton fiston tournera mal et ton couple sera brisé. 

C’est maintenant qu’il faut se lancer dans la bataille. Tous les travailleurs d’Arcelor ! Tous les habitants de la Fensch solidaires ! La France forte des travailleurs attends un exemple de rebellion à suivre.

Devenons les exemples vivants d’une nouvelle révolution, celle des travailleurs.

Si nous disons que l’activité métallurgique doit être maintenue dans la vallée de la Fensch, elle le sera. Nous maintiendrons l’activité, sans attendre l’autorisation d’aucune administration. Donnons le signal à un soulèvement général, de tous les exploités, de tous les licenciés, de tout le peuple salarié pour en finir avec le règne patronal.

Suivons notre direction, prenons le pouvoir de décision, pour continuer l’activité de nos industries, pour répartir le temps de travail entre nous tous, salariés occupés et chômeurs, pour gérer la production et l’organisation du travail en fonction de nos impératifs, celle de la collectivité des travailleurs et consommateurs libérée de la tyrannie des capitalistes.

TRAVAILLEURS D’ARCELOR, FORMONS UNE ASSEMBLEE POUR DIRIGER

LA PRODUCTION DE NOS USINES ! JETONS LES BASES D’UN NOUVEAU POUVOIR, CELUI DES TRAVAILLEURS, POUR L’EXPROPRIATION DES CAPITALISTES, POUR DEGAGER L’ELITE BOURGEOISE DE LA REPUBLIQUE, POUR REMETTRE EN BONNE ROUTE NOTRE ECONOMIE PAR UNE PLANIFICATION SOCIALISTE DEMOCRATIQUE DES TRAVAILLEURS-CONSOMMATEURS !

C’EST MAINTENANT QUE CA SE PASSE ! REJOINS-NOUS !

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Mon, 27 Feb 2012 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-72.html
<![CDATA[À bas le chantage patronale ! Non a la taxe sociale ! Non aux accords de « compétitivité-emploi » ! En grève, en manifestation le 29 février ! ]]>Le patronat et son gouvernement ont trouvé les responsables de la crise. C’est nous, les salariés du pays ! Trop chers ! Trop fainéants ! Trop revendicatifs !

Acceptons de travailler plus, acceptons des salaires à la baisse, acceptons l’augmentation des taxes à la consommation et le relèvement de nos impôts, laissons creuser encore les trous de la sécurité sociale en acceptant la multiplication des dispositifs d’exonération de charges sociales aux entreprises, soumettons-nous, partout, dans chacune de nos entreprises aux diktats des patrons et de l’oligarchie milliardaire ! Notre pays retrouvera son attractivité, nos capitalistes augmenteront leurs investissements, créeront de l’emploi, l’économie redémarrera ! Les idéologues de la bourgeoisie nous répètent leurs mensonges sur tous les tons et à toutes les sauces.

Notre exploitation est la source de leur croissance ! Notre misère est la condition leur croissance économique ! Et il faut que les riches s’enrichissent car n’est t’il pas vrai que ce sont ces riches qui créent de l’emploi.

La classe dominante des patrons exploiteurs, celle des hauts fonctionnaires à 10 ou 20 000 euros par mois, celle des politiciens gâtés pourris, tous ce petit monde de cyniques et de vicieux radicalisent leur campagne idéologique pour nous faire accepter leurs plans d’austérité.

Mais la classe salariée n’est pas la coupable de la crise !

La seule cause, c’est l’anarchie du marché, c’est l’anarchie dans l’organisation de la production et la répartition du travail. Et c’est la bourgeoisie qui profite de ce système, c’est la bourgeoisie qui tient à la sauvegarde de ce système par dessus tout. C’est elle qui mobilise ses médias, ses professeurs, ses politiciens pour nous soumettre à leurs dogmes débiles. C’est donc la bourgeoisie, elle seule, qui doit être tenue pour la responsable de la crise.

La crise n’est pas française, elle est européenne et mondiale.

Si les plans de rigueur s’appliquent en France, ils peuvent aussi bien s’appliquer partout ailleurs. Et les plans de rigueur s’appliquent effectivement ailleurs, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Irlande, comme en Allemagne !

Mais si chaque pays accroît la « compétitivité » de son économie en abaissant les salaires directes et différés de son peuple travailleur, quelle chance avons-nous, en France d’« attraper », selon l’expression de Sarkozy, la croissance mondiale ? Comment conquérir de nouvelles parts de marché au dépends de nos concurrents ? Pourquoi les investisseurs motivés par le seul appât d’un gain rapide nous feraient des fleurs ? Aucune raison. La logique patronale conduit la classe salariée des différents peuples à une concurrence farouche qui conduit à l’appauvrissement général, à la paupérisation, mais nullement les nations à se relever économiquement !

Le discours autour de la compétitivité ne vise qu’à faire les poches aux travailleurs, aux familles, à la majorité des retraités, au 90% du peuple qui ne compte et ne pourra compter que sur les fruits de son labeur passé et à venir.

NOUS DEVONS REFUSER LES SALES PLANS POURRIS DU POUVOIR !

Nous ne devons pas nous laisser faire, nous devons mettre le holà !

Nous soumettre, c’est laisser à la bourgeoisie, à son Medef, ses gouvernements de droite ou de gauche un boulevard pour continuer et intensifier les attaques en règle contre la classe salariée.

D’autres choix sont possibles ! OUI !

Nos choix, c’est ceux qui satisfont l’immense majorité du peuple, c’est ceux qui conduisent la société à de nouveaux progrès. C’est ceux qui rompent avec la loi du profit, du marché et qui au nom de l’enrichissement d’une minorité, impose la régression sociale à la majorité.

Le 29 février, l’ARS-COMBAT se joint à l’appel intersyndical et européen pour dire REFUSONS L’AUSTERITE !

Les solutions aux problèmes sont simples :

Contre le chômage, refusons les fermetures des entreprises, maintenons l’activité des sites avant d’imposer l’embauche et la formation de tous les chômeurs,

Contre les la rigueur salariale, récupérons les milliards aux actionnaires et confisquons le patrimoine des familles bourgeoises, réduisons les écarts de revenu de 1 à 4 !

Pour produire en fonction de nos besoins, pour satisfaire les besoins de tous et de chacun, pour privilégier la qualité et la protection de notre environnement, socialisons les secteurs clés de l’économie, exproprions les grandes fortunes, contrôle salarié sur la production, planification socialiste !

AUX GRANDS MAUX LES GRANDS REMEDES !

Pour prendre les mesures efficaces pour ne pas tomber plus bas que nous sommes déjà et pour véritablement améliorer nos conditions de vie, car cette perspective est plus que jamais possible, le mouvement salarié doit opter clairement pour un gouvernement révolutionnaire.

TOUTES LES RICHESSES A CEUX QUI LES PRODUISENT !

TOUTES LES ENTREPRISES A CEUX QUI Y TRAVAILLENT !

TOUT LE POUVOIR AUX TRAVAILLEURS !

GUERRE, GUERRE, GUERRE AUX EXPLOITEURS !

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Sat, 25 Feb 2012 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-71.html
<![CDATA[Non a la fermeture du site d’aulnay ! Maintien des emplois ! Répartition du temps de travail !]]>La direction de PSA veut fermer le site d’Aulnay sous bois. Elle veut fermer Sevel-Nord, elle veut fermer l’usine de Madrid en Espagne.

Ce ne sont pas des milliers, ce sont des dizaines de milliers d’emplois, directs et indirects qui sont menacés.

Les ventes baissent, la plupart des sites de production français sont sous exploités. C’est pour cela que la direction a déjà poussé au départ des milliers de « volontaires ».

Mais ce n’est pas assez. La concurrence entre groupes automobiles sur le marché européen est forte. Et les automobiles vendues en Russie ou en Chine où les chiffres des ventes progressent, n’ont nul besoin d’être produites dans l’hexagone. Les ouvriers russes et chinois savent aussi bien produire des automobiles que nous autres travailleurs français et ils n’ont pas moins besoin que nous de travailler pour vivre.

Les travailleurs de France et d’Europe de l’Ouest n’ont pas vocation à prendre tout le travail ! Ils n’ont pas vocation à produire des voitures pour la planète entière. Chaque peuple peut prendre sa part dans la production d’automobile comme dans la production de n’importe quel bien manufacturé et de n’importe quel service.

REFUSONS LES PERTES D’EMPLOIS

Mais les ouvriers de France ne peuvent pas accepter de perdre leurs emplois parce que le groupe PSA exporte moins de France à l’étranger qu’il ne veut faire produire de l’étranger pour l’étranger.

Si la demande d’automobile baisse en France, il faut produire moins d’automobile. Il faut produire moins d’automobile si les consommateurs français ont déjà leur automobile et qu’ils n’en ont nul besoin de nouvelles.

Mais les travailleurs de l’automobile doivent conserver leur emploi, à Poissy, à Mulhouse, à Sochaux, et à Aulnay, à Sevel-Nord et partout ailleurs.

Les travailleurs doivent mener la lutte pour conserver leurs emplois. Car l’ensemble des travailleurs de PSA ne trouveront pas à se faire rembauché à Renault ou Toyota ! C’est partout dans l’automobile, c’est partout dans l’industrie mais également les administrations publiques ou les banques que le nombre de postes se réduit, tant que nous laissons faire.

C’est dans tous les secteurs que les nouvelles techniques économisent le travail. L’industrie produit toujours plus avec toujours moins d’ouvriers et de techniciens. Et si PSA fait alliance avec GM comme il en est question ces derniers jours, les économies d’échelle et les gains de productivité promettent encore de gigantesques économies de travail.

NOUS SOMMES DEVANT UN CHOIX

Donc soit nous suivons la logique patronale, nous acceptons les licenciements moyennant quelques indemnités bientôt dépensées, nous acceptons la perspective du chômage pour la majorité d’entre nous, nous acceptons une nouvelle progression du chômage à l’échelle de toute la société et l’appauvrissement de nous tous salariés.

Soit nous refusons le calcul patronal. Nous jurons que pas un départ « volontaire », pas un licenciement ne se fera sans notre approbation, nous jurons de maintenir en activité autant de salariés qu’en comptent aujourd’hui le groupe PSA en France et en Europe. Si la production d’automobile doit baisser, nous jurons d’imposer une baisse du temps de travail ! Nous jurons de mener bataille contre toute tentative de baisser nos salaires. Le fric pour les travailleurs, pas pour les actionnaires ! De meilleurs salaires pour les ouvriers ! Redistribution des plus importants salaires de cadres de direction aux ouvriers !

Nous avons les moyens d’imposer notre volonté. Le maintien des emplois, la baisse du temps de travail, le maintien de nos salaires ne dépendent que de nous, travailleurs ouvriers, techniciens, ingénieurs, comptables !

A l’échelle du groupe tout entier, dans chaque usine, sur chaque site, organisons-nous en assemblées générales ! Tous concernés aujourd’hui ou demain par les plans de la direction de PSA ! Tous solidaire dans l’épreuve ! Tous solidaire dans la lutte pour le maintien de tous les emplois, la baisse du temps de travail, le maintien des salaires !

TOUS ENSEMBLE pour élire notre propre direction à PSA, contre le pouvoir des actionnaires, pour élire notre gouvernement de délégués mandatés et révocables et imposer un nouveau projet industriel pour les sites d’Aulnay, de Sevel-Nord et de Madrid !

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Thu, 23 Feb 2012 00:00:00 +0100http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-70.html